Les dépenses du Belge pendant ce confinement annoncent-elles une reprise lente?

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Pendant ces semaines de confinement, le Belge a moins utilisé sa carte bancaire, mais a aussi réduit le montant total de ses achats. Le début de déconfinement ne semble guère avoir changé ce comportement.

Le confinement est-il synonyme d'économies? ING a passé au crible les données des transactions électroniques (hors carte de crédit) de ses clients. Il en ressort qu'entre le 16 mars et le 25 avril, ces dernières ont reculé de 28%, là où les montants dépensés se sont réduits de 16%. Les visites aux distributeurs de billets se sont aussi faites plus rares (-65%).

Si on exclut les dépenses de loyers, assurances, impôts..., on note 34% de transactions en moins, pour des dépenses amputées de 31%.

"La reprise des déplacements par les Belges ne conduit pas directement à une reprise des dépenses, probablement en raison de la perte de confiance des consommateurs dans les perspectives."

"Quand les premières mesures ont été annoncées (fermeture des bars, restaurants, limitation des activités sportives et culturelles...), les consommateurs belges ont effectué un nombre total de transactions similaire à la même semaine de 2019, mais ont dépensé beaucoup plus (+14%)", indique-t-on chez ING. La semaine suivante, les transactions ont chuté de 22% et les dépenses ont crû de 5%. Par la suite tant le nombre de transactions (jusqu'à -25%) que les montants dépensés (-30%) se sont tassés.

 

Qu'achète-t-on?

Les bouchers, les boulangers et les épiceries ont connu une forte augmentation du nombre de transactions (+14%) et des montants dépensés (+12%). Auprès des supermarchés, fournisseurs en ligne spécialisés les dépenses ont crû de 24%, malgré un recul (-2%) des transactions.

Les grands perdants sont sans surprise les secteurs textile et beauté (-61%) le transport (location, aérien, transports publics...) et le tourisme (-69%).

Reprise incertaine

La réouverture de magasins après les vacances de Pâques a eu un effet, selon les données Google, sur la mobilité de Belges, mais pas sur leurs dépenses. "Cela pourrait signifier que la reprise des déplacements par les Belges ne conduit pas directement à une reprise des dépenses, probablement en raison de la perte de confiance des consommateurs dans les perspectives." ING craint donc une reprise économique plus lente, même si on ne connait ni les raisons de ce recul des dépenses, ni même l'ampleur réelle de ce choc à plus long terme.  

 

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