Les FinTech demandent des garanties aux autorités

Wim De Ridder, CEO d’Edebex, demande des garanties pour son secteur à l'Etat belge. ©JONATHAN VAHSEN

Edebex, spécialiste du rachat de facture, et Fintech Belgium souaitent bénéficier de la garantie de l'Etat prévue pour le secteur bancaire.

"Les annonces de soutiens gouvernementaux se suivent en Belgique comme à l’étranger, mais le marché aura besoin de bien plus que des coups de pouce pour se redresser." Par coup de pouce, Wim De Ridder, CEO d’Edebex, entend "une garantie".

Edebex et sa plateforme de vente en ligne de créances proposent à des milliers de PME d’obtenir plus rapidement les sommes que leurs clients leur doivent. Les PME ou TPE vendent leurs factures, quand elles en ont besoin, à d’autres sociétés disposant de liquidités et qui veulent réaliser des investissements à court terme. Ces transactions sécurisées se font en quelques heures sous le couvert d’une assurance spéciale et garantie par Euler Hermes. Ça, c’était avant le coronavirus.

"Les mesures prises pour le secteur bancaire doivent être étendues au secteur des FinTech."
David Van der Looven
Cofondateur d’Edebex

Dans le contexte actuel, les assureurs-crédit diminuent leur exposition aux risques et force est de constater que les entrepreneurs dans le besoin font face à des investisseurs plus circonspects sinon inquiets par rapport à l’évolution des événements. Ces derniers cherchent, logiquement, des garanties supplémentaires.

Edebex espère que le gouvernement fédéral ainsi que les entités fédérées acceptent de se porter garants des factures vendues par des PME sur sa plateforme afin de rassurer les entrepreneurs-acheteurs et réamorcer la pompe à oxygène des entrepreneurs-vendeurs. "Les mesures prises pour le secteur bancaire doivent être étendues au secteur des FinTech", demande David Van der Looven, cofondateur d’Edebex, avec l’appui de Fintech Belgium, l’association qui regroupe les sociétés FinTech en Belgique.

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