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Les gros billets suisses dorment sous les matelas

©SNB

D'après la banque centrale suisse, environ 80% des billets de 1.000 francs ne sont pas utilisées pour des transactions.

En Suisse, la crise financière a entraîné une forte hausse de la demande de billets, parallèlement à une augmentation des paiements électroniques. Ce double constat a amené la banque centrale suisse à analyser la quantité de billets utilisés pour des paiements et celle qui ne sert qu’à être thésaurisée. Elle a publié en début de semaine les résultats de cette analyse.

Ce sont principalement les grosses coupures qui ne sont pas utilisées pour des transactions. La banque estime ainsi que 79 à 87% des billets de 1.000 francs (900 euros) dorment (ou passent de main en main) à un endroit ou l’autre. Cette thésaurisation vise aussi 42 à 60% des billets de 200 francs et de 8 à 16% des billets de 100 francs. Ces pourcentages ont crû depuis la crise financière.

Les raisons de cette thésaurisation

Selon la banque centrale, différentes raisons expliquent la croissance de la part des billets ainsi retirés du circuit économique. La faiblesse des taux d’intérêt réduit le coût de la détention d’espèces parce que l’argent déposé sur un compte en banque ne rapporte (quasi) rien. La méfiance à l’égard des banques et le souci de protéger son anonymat jouent sans doute un rôle également.

La Suisse a émis en mars un nouveau billet de banque de 1.000 francs doté de sécurités supplémentaires pour compliquer la tâche des faux-monnayeurs. Cette décision a fait l’objet de nombreuses critiques. Certains estiment que ce billet à haute valeur nominale facilite les activités illégales. C’est cette préoccupation qui a motivé la BCE à arrêter la production du billet de 500 euros.

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