Les mesures prudentielles de la BNB vont "freiner la hausse des prix de l'immobilier"

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C'est ING qui le dit: les nouvelles mesures prudentielles encadrant le financement de l'investissement locatif annoncées la semaine passée par la Banque nationale (BNB) auront un impact sur le potentiel des prix.

Vendredi dernier, la BNB rendait publique une batterie de recommandations relatives aux quotités des crédits hypothécaires. Concrètement, à partir du 1er janvier prochain, les propriétaires occupants ne pourront plus emprunter plus de 90% du prix d’achat, les investisseurs 80%. La banque centrale entend ainsi réagir face à l'augmentation du nombre de crédits dont la quotité (ou "loan to value") représentait plus de 80% de la valeur du prix d'achat.

Ceux-ci ont récemment dépassé les 50% des prêts accordés, selon les derniers chiffres de la BNB. La catégorie qui a le plus augmenté depuis 2017 est celle des prêts avec des quotités comprises entre 90% et 100%. Ils représentaient 20,1% du total en 2009 et 30,8% en 2018. 

À partir de l'année prochaine, la BNB entend limiter à 30% la part des prêts avec une quotité comprise entre 90 et 100%Pour les seconds achats, les quotités supérieures à 100% devront retomber à 0% et la part de celles entre 90% et 100% sera limitée à 20%. Les crédits concernant des biens destinés à la location ne pourront avoir de LTV supérieures à 90%, la fourchette de 80% à 90% n’étant tolérée que pour 10% du total de la production.

Taux planchers

Les mesures prudentielles contribueront au ralentissement actuel de la croissance des emprunts moyens et donc à limiter le potentiel de hausse des prix à partir de 2020.
ING

Selon ING, ces mesures ne vont pas bouleverser le marché locatif. "Les LTV y sont déjà moins élevées et ces prêts représentent moins de 10% de la production", stipule la banque dans une newsletter. "Pour les propriétaires, la question de l’impact dépend de savoir quelle est la part des primo-acquéreurs sur le marché hypothécaire. La BNB ne donne pas d’indication quant à leur importance", poursuit-elle.

Les conséquences sur le prix des biens devraient être plus tangibles. En notant qu'en 2018, les taux très bas aidant, seuls 63% des crédits comportaient une quotité de moins de 90% et que l'objectif pour 2020 est d'atteindre la part des 80%, ING estime qu'il y aura "un effort à faire qui devrait impacter la capacité d’emprunt en général et donc le potentiel de croissance des prix". "Quoi qu’il en soit, ces mesures contribueront au ralentissement actuel de la croissance des emprunts moyens et donc à limiter le potentiel de hausse des prix à partir de 2020", conclut ING.

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