Les néobanques au top de l'usage du digital

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N26 et Revolut sont encore des acteurs relativement discrets sur le marché bancaire belge, mais elles surclassent leurs concurrentes "traditionnelles" sur les applications mobiles et en ligne.

Selon une étude menée par l’agence de cotation de performance numérique D-Rating, les deux néobanques se distinguent en matière d’usage des canaux digitaux. Leur bon score s’explique par un taux record d’acquisition des nouveaux clients (+ 60% pour Revolut et + 200% pour N26), ce qui doit évidemment être lu via le prisme de leur taille réduite sur le marché.

L’agence a analysé treize banques commerciales belges représentant au total 45 sites web, 145 applications et 271 comptes sur les réseaux sociaux. Revolut est la banque la plus efficace sur le canal mobile, tandis que N26 se démarque sur le web et les réseaux sociaux. Derrière elles, Belfius et KBC sont les deux gros acteurs qui tirent leur épingle du jeu.

"L’effet de mode autour des réseaux sociaux prend fin."
Didier Farjon
CEO D-Rating

Il faut dire que le client belge est plutôt exigeant dans le domaine. Il visite en moyenne dix-huit fois par mois un portail numérique bancaire (dont seize via une application mobile), soit bien plus que ses homologues français et espagnols.

"L’utilisateur est très orienté ‘app’ en Belgique", explique Didier Farjon, CEO de D-Rating. "L’importance du trafic sur les applications mobiles est moindre en France et en Espagne (les deux autres pays analysés, NDLR), ce qui peut notamment s’expliquer par le fait que les banques belges encouragent plus l’utilisation du canal mobile."

Présence moindre

L’étude constate également que l’usage des réseaux sociaux, du point de vue bancaire, est en baisse. C’est le cas tant en Belgique qu’en France et en Espagne.

"Il faudra observer la tendance l’année prochaine et voir si ce canal s’essouffle encore. L’effet de mode autour des réseaux sociaux est en train de prendre fin. Les banques elles-mêmes réduisent leur présence sur ces médias, car ils ne génèrent plus autant de retours qu’auparavant", indique Didier Farjon.

Un constat qui ne s’applique pas à N26. La néobanque allemande tire pleinement profit de sa présence sur les réseaux sociaux et réussit à transformer un nombre significatif de ses prospects (ou clients potentiels) en clients effectifs, alors que Revolut s’avère beaucoup moins efficace sur ce canal, tout comme les banques traditionnelles.

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