Les PME demeurent fidèles à leur banque, mais en attendent davantage

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L'étude d'Accenture indique cependant que la nouvelle génération d'entrepreneurs est plus exigeante et hésite moins à changer d'établissement.

Les derniers mois ont été particulièrement difficiles pour bon nombre de PME. Avec la crise actuelle, les petites sociétés traversent pour la plupart une période particulièrement rude en termes de rentrées financières. Dans ce contexte, celles-ci doivent souvent se tourner vers leur banque ou leur assureur pour trouver une solution leur permettant de garder la tête hors de l'eau.

Le bureau de consultance Accenture a réalisé cet automne deux enquêtes auprès de quelque 400 PME belges quant à leurs relations avec leur banque et leur assureur. Un premier enseignement est que près d’un quart d'entre elles souhaitent une relation plus significative avec leur institution financière.

40%
Quelque 40% des PME changeraient de banque si c'était à refaire.

Quelque 30% des entreprises interrogées souhaiteraient ainsi voir l’éventail des services extrabancaires s’élargir, notamment pour des prestations relatives à la fiscalité, la comptabilité ou les questions juridiques.

"Les PME souhaitent approfondir leurs relations avec leurs banques et sont prêtes à payer pour de nouveaux services. Pour ces dernières, il y a un véritable intérêt à explorer les manières d’y parvenir", explique Adrien Kirschfink, Managing director d’Accenture Belgique.

De la même manière, les gérants de PME souhaiteraient que leur compagnie d'assurance soit plus proactive dans leur relation. "La moitié d'entre eux réalisent eux-mêmes l'évaluation de leurs risques", indique Nicolas Pireaux, également Managing director d’Accenture Belgique. "Et 85% des produits d'assurance dont disposent les PME ont été acquis de leur propre initiative."

Shift générationnel

Pas moins de 40% des PME indiquent qu’elles changeraient de banque si c'était à refaire. "On ne se retrouve pas dans une relation de confiance dans ces cas-là", explique Adrien Kirschfink.

"Plus la personne qui prend les décisions est jeune, plus elle aura tendance à changer d’institution si elle n’est pas satisfaite, car son niveau d’attente est plus élevée."
Nicolas Pireaux
Managing director Accenture

Une question qui se pose avec d’autant plus d’acuité que la confiance s’avère encore plus crucial en ces temps de crise. "Les acteurs traditionnels sont toujours jugés plus fiables", indique Adrien Kirschfink, qui souligne l’importance du contact humain lors des moments capitaux d’une relation bancaire.

Un constat qui marque l’avantage dont disposent encore les acteurs bancaires établis par rapport aux néobanques. Malgré leurs réserves, les PME restent davantage enclines à se tourner vers leur banque que vers les fintechs.

Une conclusion sur laquelle elles feraient pourtant mieux de ne pas trop capitaliser. "On observe un shift générationnel", explique Nicolas Pireaux. "Plus la personne qui prend les décisions est jeune, plus elle aura tendance à changer d’institution si elle n’est pas satisfaite, car son niveau d’attente est plus élevée."

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