Les salaires repartent à la hausse dans le secteur financier

©AFP

D’après le nouveau guide des salaires de Robert Half, une entreprise sur quatre s’attend à devoir concéder des hausses salariales pour son personnel comptable et financier.

Chaque année depuis 9 ans, Robert Half, un cabinet spécialisé dans le recrutement, publie un "Guide des salaires dans la finance" pour les départements de ressources humaines et les candidats qui se présentent sur le marché du travail. Réalisé à partir d’une enquête auprès des CFO, ce petit guide, est l’occasion de faire le point sur les grandes tendances en matière de recrutement pour les profils financiers. Voici les principales conclusions.

1 Les salaires repartent à la hausse

Avec la reprise économique qui s’installe, les entreprises lancent de nouveaux projets et recherchent donc de nouveaux collaborateurs. Ce qui ne sera pas sans impact sur les salaires: 27% des CFO prédisent des hausses des salaires au sein de leur département (18% en 2013) et 25% envisagent des hausses de primes ou de bonus (11% en 2013). "Une légère mais évidente évolution", commente-t-on chez Robert Half.

Chaque année, depuis 9 ans, Robert Half, cabinet spécialisé dans le recrutement, propose un "Guide des salaires dans la finance" à destination des départements de ressources humaines et des candidats qui se présentent sur le marché du travail.

Cette année, avec la reprise, 27% des CFO prédisent des hausses des salaires au sein de leur département (18% en 2013) et 25% envisagent des hausses de primes ou de bonus (11% en 2013).

2 Des profils très recherchés

La demande de profils comptables de tous niveaux reste forte. On observe toujours un manque persistant de comptables et d’experts-comptables, des professions reconnues en pénurie depuis de nombreuses années. Du côté des profils financiers, les fonctions de contrôleur financier et de gestion restent très demandées. "Tant les PME que les multinationales ont grand besoin de contrôleurs possédant 5 ans d’expérience", peut-on lire dans le guide de Robert Half.

3 Equilibrer vie professionnelle et vie privée

L’enquête montre que 44% des employés financiers et comptables pensent que les avantages extra-légaux (voiture, chèques-repas, assurance hospitalisation…) ont gagné en importance par rapport à il y a cinq ans. Les avantages contribuant à un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle progressent tout autant (44%).

Les avantages qui favorisent l’équilibre travail-vie privée sont variés. La moitié des entreprises (50%) proposent des horaires de travail flexibles. Le télétravail (31%), le travail à temps partiel (24%) et les jours de congé supplémentaires (19%) font aussi partie des mesures adoptées par les entreprises dans le but d’améliorer la qualité de vie de leur personnel.

Managing director Belux chez Robert Half

1 Comment expliquer cette pénurie de comptables, aides-comptables et experts-comptables? S’agit-il de métiers jugés peu attractifs par les jeunes au moment du choix des études?

En dépit du fait que bon nombre de jeunes optent pour des études de comptabilité, les entreprises ont souvent du mal à trouver le bon profil, celui qui est au courant du cadre réglementaire international, multilingue, doté de facultés de communication, etc. C’est pour cela que ces fonctions font toujours partie des métiers en pénurie.

Cette évolution est étroitement liée à la globalisation et l’internationalisation qui touche la vie des entreprises.

2 Les gens recherchent-ils d’abord un meilleur salaire ou un meilleur équilibre entre travail et vie privée?

Le paquet salarial reste le critère numéro un. Mais dès que les gens s’estiment payés correctement, ils demandent que l’on tienne compte de leur souci d’équilibrer vie professionnelle et vie privée.

Cette évolution est surtout perceptible chez les jeunes générations. Ce n’est pas que les jeunes ne veulent pas travailler dur, ils veulent simplement travailler autrement.

C’est une évolution qu’il ne faut pas craindre. Les objectifs à atteindre restent les mêmes mais la façon d’y arriver est un peu différente.

3 N’y a-t-il pas une contradiction entre la perspective de hausses salariales pour les profils financiers et le saut d’index voulu par le nouveau gouvernement our résorber le handicap salarial?

Pour nos clients, le package salarial est déterminé par la valeur marchande du candidat et ses compétences.

C’est la loi de l’offre et de la demande. L’indexation est un facteur qui se situe en dehors de tout cela. C’est un autre débat. Quand les gens viennent chez nous, on parle du package salarial, jamais de l’index.

4 Un bon salaire reste un must

Même si 71% des professionnels financiers se disent satisfaits de leur rémunération, un package salarial encore meilleur n’en reste pas moins un argument de choc.

Quelque 30% citent le (meilleur) package salarial comme la principale raison qui pourrait les pousser à quitter leur entreprise en quête d’un nouveau défi.

Un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle serait, selon 14% des répondants, le motif numéro un pour changer d’employeur.

5 Comment remplacer les baby-boomers?

Bon nombre de baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) ont déjà quitté le marché de l’emploi et cette tendance va aller en s’accentuant dans les années à venir.

61% des directeurs financiers s’inquiètent du départ à la retraite de "leurs" baby-boomers au cours des prochaines années. Cette tendance aura, on s’en doute, un impact sur la politique de recrutement des entreprises qui doivent anticiper le remplacement de leurs collaborateurs les plus expérimentés.

©MEDIAFIN

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