Les têtes "tombent" chez ING après l'accord sur le litige "blanchiment"

Koos Timmermans est entré au sein d'ING en 1996. En 2017, il prenait la direction financière du groupe. ©BELGAIMAGE

L'accord de la semaine dernière, lié à un litige sur des manquements à la loi contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, continue de peser sur ING. Il pousse son CFO, Koos Timmermans, à faire un pas de côté.

Koos Timmermans était devenu il y a un an à peine directeur financier du groupe ING . Il avait déjà derrière lui une carrière de 21 ans au sein du groupe. Aujourd'hui, il présente sa démission.

Koos Timmermans était en effet durant la période sur laquelle portait l'enquête (2010-2016) membre du comité exécutif bancaire et donc responsable final pour ING Pays-Bas. "Au vu des circonstances et après consultation du conseil d'administration, Koos Timmermans a démissionné."

Le processus de succession a été lancé. Dans l'intervalle, Koos Timmermans assurera la transition.

Il y a peu, on annonçait que le directeur financier d'ING Belgique, Tanate Phutrakul avait été appelé par le groupe afin d'occuper le poste de "Group Controller". Une fonction directement dépendante de celle du CFO. 

"Nous regrettons profondément ce manquement et prenons la chose très au sérieuse", explique Hans Wijers. Le président du conseil d'administration avait d'ailleurs déjà été convoqué par le ministre des Finances à s'expliquer sur cette affaire. "Vu la gravité de la chose, les multiples réactions au sein des parties prenantes depuis l'annonce et l'intérêt de la banque, nous sommes arrivés à la conclusion que le comité exécutif devait prendre ses responsabilités. Nous avons encore de nombreux défis face à nous et le comité exécutif doit être totalement dévoué aux diverses initiatives lancées chez ING Pays-Bas pour renforcer la gestion des risques de compliances."  

La semaine dernière, dans la foulée de l'annonce de l'accord, Ralph Hamers, CEO, avait pourtant déclaré que personne n'avait été tenu pour responsable au sein de la banque pour ces défaillances. Il expliquait cela par le fait que personne ne s'était enrichi. 

Des mesures "drastiques" avaient toutefois été prises contre dix salariés. Il était notamment question de retenues sur bonus voire de licenciements.

Le CEO ne semble lui pas en danger. "Monsieur Hamers avait et a tout notre soutien", explique Hans Wijers. 

Le Vereniging van Effectenbezitters (VEB) voit en cette démission la désignation par la direction d'ING d'un bouc émissaire. "Pourquoi ING arrive-t-il maintenant à désigner un bouc émissaire dans cette affaire alors que le ministère public n'y est pas arrivé." Pour le VEB, la réponse repose dans les critiques auxquelles fait face le groupe. "Timmermans est la victime", lance Paul Koster, directeur du VEB.

Pour le FNV Finance, ce signal certes positif de la part d'ING arrive un peu tard.

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