N26 dépasse les 7 millions de clients mais n'est toujours pas rentable

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La néobanque allemande a enregistré une perte de 110 millions d'euros en Europe l'an passé, mais demeure confiante pour l'avenir.

N26 a fêté ses six ans d'activités et peut se targuer d'avoir séduit plus de sept millions de clients dans l'intervalle. Malgré, ou grâce à la pandémie, deux millions de personnes ont adhéré à une offre de la néobanque allemande en 2020. Quelque 100.000 Belges disposent d'un compte chez N26.

"La diversité, la créativité et l’agilité dont ont su faire preuve nos équipes en 2020, nous conforte dans une ambition d’accélérer notre développement."
Valentin Stalf
CEO N26

Malgré tous ces indicateurs dans le vert, la banque berlinoise n'est toujours pas rentable. Elle indique avoir amélioré sa rentabilité à long terme au cours de l'année écoulée, mais elle n'a pas encore été en mesure de dégager des profits. Pour 2020, ses pertes s'élèvent à 110 millions d'euros sur ses marchés européens.

Comme pour sa principale concurrente sur le vieux continent, la Britannique Revolut, la rentabilité demeure le principal défi à relever. Après avoir converti ses prospects en clients, le plus souvent via une offre gratuite, les néobanques tentent aujourd'hui de les faire opter pour un package payant.

Poursuivre la croissance

L'an passé, N26 a remodelé son offre avec trois comptes payants, en plus de l'offre gratuite. Des polices d'assurances, un nombre plus élevé de retraits d'argent liquide dans la zone euro et des réductions proposées par des partenaires figurent parmi les avantages inclus dans ces packages.

3,5
milliards de dollars
N26 est valorisée à quelque 3,5 milliards de dollars

En 2021, la banque 100% numérique entend poursuivre ses investissements et proposer de nouveaux services à ses clients, notamment dans le domaine du trading. Pour ce faire, elle compte recruter pas moins de 200 nouveaux collaborateurs. "La diversité, la créativité et l’agilité dont ont su faire preuve nos équipes en 2020 avec une année si particulière, nous conforte dans une ambition d’accélérer notre développement tout en assurant une croissance toujours plus rentable à long terme", commente Valentin Stalf, cofondateur et CEO de N26.

Lire aussi | La fintech belge attend toujours l'émergence de sa première licorne

Alors que les autorités régulatoires allemandes, toujours traumatisées par la déchéance de leur fintech vedette Wirecard, accordent de plus en plus d'attention à N26, celle-ci prépare parallèlement son introduction en bourse, qui ne devrait pas encore aboutir cette année. N26 est valorisé à plus de 3,5 milliards de dollars.

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