Nagelmackers supprime 15 emplois, les syndicats craignent un "tsunami"

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La banque Nagelmackers, propriété du chinois Anbang, connaît depuis quelques années des difficultés. Le groupe chinois a tenté de trouver un acquéreur, sans succès. Aujourd'hui, les syndicats craignent pour l'emploi.

L'annonce a été faite ce mercredi en conseil d'entreprise extraordinaire: Nagelmackers veut supprimer 15 postes d'assistants commerciaux. Dans les rangs syndicaux, on déplore l'absence de toute négociation dans le chef de la direction, tout en craignant que cette décision soit annonciatrice d'un "tsunami social".

"La direction refuse de négocier ces prochains départs sur une base volontaire et veut des licenciements secs sans aucune compensation financière."
Anetta Verstraeten
CNE

"La direction refuse de négocier ces prochains départs sur une base volontaire et veut des licenciements secs sans aucune compensation financière", explique Anetta Verstraeten, CNE.

Abandon chinois

Les syndicats parlent d'une situation difficile au sein de la banque depuis son rachat par Anbang. En proie à des difficultés en Chine, le groupe ne cache pas son intention de s'en défaire, sans pour autant trouver de candidat repreneur.

"Il n'y a plus aucune logique commerciale, et cela se reflète dans les résultats financiers", ajoute Philippe Samek, secrétaire national de la CNE.

L'emploi menacé

Une nouvelle réunion est prévue lundi entre représentants du personnel et direction. Le front commun entend demander l'ouverture de négociations, même si le nombre de licenciements n'entre pas dans le cadre de la procédure Renault. Sans une réponse positive, un préavis de grève et d'actions pourrait être déposé. Les syndicats craignent en effet que cette annonce ne soit que le début d'une vague de licenciements plus importante.

"La période Covid a montré dans les banques l'importance de la digitalisation et donc on s'attend à une vague de licenciements dans le secteur."
Philippe Samek
CNE

"Dans le cas précis de Naglemackers, nous avons des craintes. Même si la banque n'est pas fragile, elle ne sait absolument pas où elle va et cela se traduit par des pertes d'emplois occasionnelles. À côté de cela, on sait que la période Covid a montré dans les banques l'importance de la digitalisation et donc on s'attend à une vague de licenciements dans le secteur", poursuit Philippe Samek.

Contactée, Nagelmackers s'est dite indisponible dans l'immédiat.

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