On ne se bouscule pas pour racheter Société Générale Private Banking Belgium

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La rentabilité de la banque privée semble peu évidente pour certains investisseurs.

On ne se bouscule pas pour racheter Société Générale Private Banking Belgium. C’est en tout cas ce qui se dit beaucoup dans le marché, alors que les offres liantes sont attendues ces jours-ci. La banque indique pour sa part qu’elle n’a "pas de commentaire" à faire sur ce qu’elle tient pour "des rumeurs".

Un nom circule avec insistance pour le rôle du repreneur intéressé: Banque Degroof Petercam. Celle-ci ne confirme ni n’infirme son intérêt pour la filiale belge du géant français. Degroof Petercam se contente de renvoyer aux déclarations récentes de son CEO Philippe Masset, qui ne cache pas ses ambitions de croissance, organique comme externe. Mais la banque insiste: "Il s’agit là d’une orientation générale, celle de vouloir grandir, pour le reste, nous ne ferons pas de commentaire sur un dossier spécifique."

D’autres enseignes ont été citées précédemment: Banque Transatlantique, Puilaetco Dewaay ou encore Van Lanschot.

Actifs en baisse

SocGen Private Banking Belgium affiche 6,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion, selon les comptes annuels 2017 déposés à la Banque nationale (BNB), en diminution de 7% par rapport à l’année précédente et en recul d’un bon milliard d’euros par rapport à il y a cinq ans. Ce qui fait dire à certains que la firme est trop petite pour intéresser les grandes machines belges, et trop grosse pour les petits acteurs.

6,6 milliards €
Chez Société Générale Private Banking Belgium, les actifs sous gestion ont reculé de 7% l’an dernier, à 6,6 milliards d’euros.

La banque privée elle-même ne souhaite pas parler chiffres, encore moins les commenter. À une exception tout de même: l’enseigne situe les avoirs confiés à "plus de 8 milliards d’euros" en ajoutant les actifs sous administration (conservation de titres) aux actifs sous gestion.

Selon les comptes déposés à la BNB toujours, le produit net bancaire a reculé en 2017 de 3% sur un an à 46 millions d’euros, tiré vers le bas aussi bien par les revenus d’intérêt (-10%) que par les commissions (-1%). Le produit net bancaire avait déjà accusé le coup un an plus tôt (-15% en 2016), plombé là par une chute des revenus de commissions alors que la marge d’intérêt était encore en légère progression.

Cela dit, les coûts ont également nettement reculé en 2017 (-10%), du fait notamment d’une diminution des effectifs. Sur un an, le staff a baissé de 219 à 192 équivalents temps plein.

Rentable?

On notera également des provisions et réductions de valeur pour 1,1 milliard d’euros passées l’an dernier. Au final, le résultat net 2017 a atteint 593.000 d’euros l’an dernier, contre une perte nette de 1 million d’euros un an plus tôt. La rentabilité de la maison serait-elle peu évidente? C’est ce qu’estiment plusieurs sources dans le marché qui, du coup, ont préféré rester à distance du dossier.

Société Générale Private Banking Belgium a pour base l’ancienne banque de courtage gantoise De Maertelaere, que le groupe français a racheté en 2001. Elle compte huit agences, deux wallonnes (Liège et Tournai) et une à Bruxelles.

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