Pas de mesures d'économies supplémentaires chez BNP Paribas Fortis

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La banque a vu son bénéfice net croître de 6% à 654 millions d'euros lors des six premiers mois de l'année et cela grâce aux bonnes performances commerciales.

BNP Paribas Fortis a dégagé un bénéfice net de 654 millions d’euros, en hausse de 6%, lors du premier semestre 2014. " Cette hausse s’explique principalement par la bonne tenue des performances commerciales en dépit d’un environnement économique toujours difficile et d’un cadre réglementaire exigeant , souligne la banque.

Malgré des taux en berne, l’établissement a vu les dépôts sur les comptes à vue et d’épargne progresser de 5,7% pour atteindre 106 milliards d’euros. "Vu la faiblesse des taux, le Belge ne souhaite pas s'engager sur du long terme et reste  concentré sur le carnet de dépôts. Par ailleurs, il continue de faire confiance à sa banque historique qu'est BNP Paribas Fortis", indique Max Jadot, CEO.

Du côté des crédits, la croissance est moins marquée. L’encours qui atteint 88 milliards d’euros (+1,9%) a principalement été soutenu par la croissance des crédits aux particuliers (dont une progression de 3% en hypothécaire) et par la bonne tenue des crédits aux entreprises (+1,4%) même si, le reconnaît Max Jadot, la demande reste faible.

Le produit net bancaire s’élève, pour sa part, à 3,45 milliards d’euros au premier semestre 2014, en hausse de 542 millions d’euros par rapport à la même période en 2013. La banque signale que le changement de méthode de consolidation de TEB (ses activités en Turquie) a eu un impact positif de 514 millions d’euros, en particulier sur la marge nette d'intérêts et les commissions, tandis que le transfert des succursales au Royaume-Uni et au Portugal a eu un impact négatif de 32 millions EUR. Toutefois, la hausse sous-jacente du produit net bancaire est principalement due à la bonne performance commerciale en Belgique.

Le changement de la méthode de consolidation de TEB  (désormais en intégration globale) a influencé négativement, à hauteur de 308 millions d’euros, les charges d’exploitation et d’amortissement qui atteignent 2,2 milliards d’euros (+17,4%). En Belgique, les charges d’exploitation n’augmentent que légèrement, tempère la banque. Un seul poste progresse: la taxe bancaire qui en un an s'est accrue de 52 millions à 113,6 millions d'euros. De son côté, le coût du risque " se maintient à un niveau faible " à 160 millions d’euros (-1%).

Voici encore quelques chiffres tirés du communiqué de la banque :

  • Le total bilantaire s'élève à 276 milliards d'euros au 30 juin 2014, soit 20 milliards EUR de plus (ou 8%) par rapport au 31 décembre 2013.
  • La solvabilité : au 30 juin 2014, le ratio "common equity Tier 1 Bâle 3 phasé" (ratio CET1, qui tient compte des règles CRD4 sur les dispositions transitoires) s'élève à 14,2%.
  • La liquidité demeure solide, avec 169 milliards d'euros de dépôts clientèle et 160 milliards d'encours de crédit clientèle.
  • Le ratio coûts/revenu reste "bon" à 64 % même si la Belgique reste un point d'attention. "Nous affichons en Belgique un cost/income ratio de 72,6% alors que nous avons indiqué notre volonté d'arriver dans les deux années sous la barre des 70%", précise encore le CEO.
    Pour ce faire, l'enseigne poursuit sont plan de réduction d'effectif qui s'est tassé de plus de 400 personnes en 6 mois. Les plans de réorganisation du personnel cadre n'ont eu pas encore été implémentés.  "Nous travaillons sur les plans annoncés et aucun autre plan n'est à l'étude pour pourvoir à des économies supplémentaires", indique Max Jadot 

 

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