Quatre candidats pour le poste de CEO de Dexia

©Jonas Roosens

Quatre prétendants seraient en piste pour succéder à Karel De Boeck à la tête de Dexia. Le gouvernement fédéral doit prendre sa décision la semaine prochaine.

D’après une source proche du dossier, quatre candidats sont en lice pour succéder à Karel De Boeck au poste de CEO de Dexia . Il s’agit de Wouter Devriendt, administrateur de Belfius et conseiller du gouvernement dans certains dossiers financiers, de Daniel Thielemans, de BNP Paribas Fortis, de Bart Pattyn, de l’assureur-crédit Coface, et d’Olivier Hamoir (ex-McKinsey).

Wouter Devriendt ©Thierry du Bois

Selon nos informations, Devriendt et Thielemans seraient les mieux placés pour succéder à De Boeck, mais la décision finale revient au gouvernement fédéral, qui se prononcera la semaine prochaine.

Après que Karel De Boeck (66 ans), le patron de Dexia, a annoncé qu’il quitterait la société en mai, à l’issue de l’assemblée générale des actionnaires, on avait craint que le bateau ne se retrouve sans capitaine. Même si le salaire est attrayant – 600.000 euros par an –, la gestion de Dexia n’est pas une sinécure. Pourquoi? Parce que la banque de défaisance représente toujours un danger potentiel pour les finances publiques. Notre pays s’est porté garant pour des dizaines de milliards d’euros dans le passif financier du groupe, qui grève encore le bilan de quelque 230 milliards d’euros. Par ailleurs, la Belgique contrôle le capital. Dans le passé, il a fallu à plusieurs reprises y injecter de l’argent. Et il n’est pas exclu que cela soit encore nécessaire à l’avenir.

La tâche du nouveau CEO sera de gérer le démantèlement de la banque de défaisance et de limiter au minimum les pertes pour le contribuable. Malgré tout, plusieurs candidats se sont déclarés prêts à relever le gant. Au départ, le cabinet de chasseurs de têtes Egon Zehnder a sélectionné neuf candidats, dont il reste aujourd’hui une "short list" de quatre noms.

D’après nos informations, Karel De Boeck aurait participé à la sélection des candidats. Il a passé près de quatre ans à la tête de Dexia. En 2012, peu après la chute de Dexia, il a mis fin à sa retraite pour diriger la banque.

Après la décision du gouvernement, les autorités françaises devront également donner leur feu vert. Car la France est aussi actionnaire de Dexia.

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