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Retour dans le rouge pour RBS à cause d'exceptionnels

Après avoir renoué avec les bénfices au deuxième rimestre, la Royal Bank of Scotland affiche une nouvelle perte de 1,146 milliard de livres.

La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS), qui avait renoué avec les bénéfices au deuxième trimestre, a replongé sévèrement dans le rouge au troisième, du fait d'une charge liée à ses actifs risqués, mais a rassuré la Bourse en améliorant sa performance opérationnelle.

La banque, détenue à plus de 80% par l'Etat, a fait état d'une perte nette de 1,146 milliard de livres (environ 1,3 milliard d'euros) contre 1,8 milliard un an plus tôt, dans un communiqué publié vendredi. Elle avait dégagé un bénéfice de 257 millions de livres au trimestre précédent.

Ce retour brutal dans le rouge s'explique principalement par une charge exceptionnelle de 825 millions de livres, liée à sa participation au plan gouvernemental de protection des actifs risqués, ou APS.
L'APS, lancé l'an dernier en pleine crise financière, est un mécanisme par lequel les banques britanniques peuvent s'assurer auprès du gouvernement contre les pertes générées par leurs actifs dits toxiques.
Seules, deux banques, RBS et Lloyds Banking Group, toutes deux contrôlées en partie par l'Etat, y avaient adhéré, mais LBG a décidé par la suite d'en sortir, faisant de RBS son unique participant.

La banque, sise à Edimbourg, a cependant souligné que son bénéfice d'exploitation, hors éléments exceptionnels, avait atteint 726 millions de livres sur la même période, contre une perte de 1,042 milliard un an plus tôt, et un bénéfice presque trois fois inférieur au deuxième trimestre.

Elle a par ailleurs fait état d'une nouvelle chute de ses dépréciations pour créances douteuses: celles-ci ont été diminuées à 1,95 milliard de livres sur le trimestre contre 3,28 milliards un an plus tôt.

RBS a enfin assuré qu'elle était correctement capitalisée, avec un ratio de fonds propres "durs" s'établissant à 10,2% fin septembre, et qu'elle s'estimait donc "en position de remplir les futures exigences du comité de Bâle", qui vont conduire à un durcissement des règles en matière de fonds propres au sein du secteur bancaire.

Et la banque a calculé au passage que la taxe bancaire en cours d'instauration en Grande-Bretagne, qui prendra la forme d'un prélèvement sur le bilan des établissements, devrait lui coûter jusqu'à 250 millions de livres l'année prochaine, et jusqu'à 400 millions l'année suivante.

Les investisseurs ont bien réagi à ces annonces, préférant retenir l'amélioration des résultats sous-jacents. Vers 08H30 locales et GMT, RBS gagnait 1,80% à 47,99 pence, signant ainsi l'une des plus fortes hausses, dans un marché londonien en progression de 0,28%.

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