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Revolut et consorts défient les banques traditionnelles

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Lentement mais sûrement, les néo-banques ou 100% mobile se font une place privilégiée dans notre smartphone. Au point de surpasser les banques en ligne et de remplacer les banques traditionnelles? Pas sûr.

Les premières banques 100% mobiles sont apparues aux Etats-Unis dès 2009. Contrairement aux dinosaures du secteur, elles ne matraquent pas leurs clients à coups de publicités et d’offres promotionnelles. Leur réputation s’est lentement construite au fil des clients satisfaits. Et alors que les banques en ligne sont traditionnellement des filiales de grands groupes bancaires comme Hello Bank ou Beobank, ces banques de poche sont souvent lancées en mode start-up.

Prenons le cas de la fintech Revolut, qui comptabilise déjà un million de clients en Europe et qui commence à faire des émules en Belgique. La start-up a été lancée en 2014 à Londres par deux anciens cadres bancaires d’Europe de l’Est. Il ne s’agit pas d’une banque – elle n’a pas la licence européenne bancaire mais a introduit des démarches en ce sens il y a quelques mois – mais plutôt d’un établissement de paiement en devises étrangères sans frais avec carte physique ou virtuelle.

De la souplesse

Principal atout de Revolut: c’est innovant et c’est (pratiquement) sans contrainte. L’ouverture du compte se fait en quelques clics, sans grande formalité. L’application est méga intuitive et catégorise automatiquement les dépenses. Tout est extrêmement fluide et se passe exclusivement sur mobile. Surtout, Revolut permet de faire de belles économies si l’on voyage souvent à l’étranger.

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  • Fondée le 23 juin 2014 par Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko à Londres, Revolut est un service financier 100% mobile.
  • La start-up propose une carte du réseau MasterCard, sans frais de gestion, de carte bancaire ou d’achats à l’étranger. Les échanges en euros, dollars ou autres monnaies sont gratuits.
  • En juillet 2017, Revolut annonce une levée de fonds de 66 millions de dollars pour son développement.
  • Depuis novembre 2017, Revolut a entamé les démarchés nécessaires pour obtenir la licence bancaire européenne.
  • En décembre 2017, elle a ouvert son porte-monnaie aux cryptomonnaies.

Pas de frais de gestion de compte, pas de frais de carte bancaire ni lors d’achats à l’étranger. Revolut ne ponctionne ni commission de change ni frais sur les paiements dans une monnaie étrangère. Revolut offre la possibilité d’avoir plusieurs comptes dans des devises différentes et applique le taux de changes interbancaire en vigueur au moment de la transaction. Les virements internationaux sont totalement gratuits dans 25 devises.

Mais à bien y regarder de plus près, tout n’est pas totalement gratuit. Par exemple, si la carte MasterCard associée au compte est bien gratuite, son envoi postal ne l’est pas. Et le montant des retraits aux distributeurs automatiques est limité à 200 euros par mois. Au-delà, Revolut prélève 2% de commission.

Un public très ciblé

L’argument financier est l’un des principaux atouts de Revolut mais de là à en faire sa banque par défaut, il y a une marge. Dans sa version gratuite, elle est principalement plébiscitée par les trentenaires qui voyagent ou achètent beaucoup en ligne. Elle n’exige pas de revenus minimums mais ne permet pas d’emprunter, d’être à découvert, d’ouvrir un compte épargne.

Mais cette situation pourrait changer puisque la société entend anticiper les conséquences du Brexit en obtenant une licence bancaire européenne. Récemment, elle a ouvert son portefeuille aux cryptomonnaies (bitcoin, ethereum et litecoin) en accès anticipé pour ses membres premium à qui elle propose une série de services supplémentaires (transferts plus rapides, assurance voyage comprise…) pour 7,99 euros par mois.

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