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Speed dating avec BNP Paribas

©Bloomberg

Les banques soulignent régulièrement la difficulté de recruter. BNP Paribas pense avoir trouvé la parade avec le "speed recruiting" dans ses "jobs trucks".

Le groupe français BNP Paribas, qui compte engager 450 commerciaux, lancera le 19 septembre prochain une opération "job meet up".

Mais qu’est-ce donc? Concrètement, c’est comme un "speed dating". Vous savez, ce phénomène qui vise à trouver l’âme-soeur en quelques minutes. Ici, la séduction doit s’opérer sur l’éventuel futur employeur. Vous avez 5 minutes, top chrono!

La banque dépêchera ainsi des "jobs trucks" dans les villes de Paris, Lille et Orléans. À leur bord 80 collaborateurs du groupe. Béatrice Perrot, responsable adjointe du recrutement "France" chez BNP Paribas, explique ainsi dans "Les échos" que ce nouveau mode de recrutement pallie les lacunes des méthodes d’embauche actuelles: le CV, la lettre de motivation... "Les rencontres physiques évoluent, les forums de recrutement dans les écoles aussi. Nous avons envie de cibler davantage les profils et de mettre en relation les candidats et les managers le plus tôt possible."

Après avoir rencontré les candidats, inscrits en ligne au préalable, les collaborateurs de BNP Paribas établiront la liste des meilleurs profils. Cette liste se basera également sur les résultats des tests d’aptitude auxquels auront été préalablement soumis les candidats… en ligne.

Les heureux gagnants décrocheront le sésame: un contrat à durée indéterminée.

BNP Paribas n’est pas la première banque à tester le "speed recruiting". "Les Echos" rappelle ainsi que LCL est aussi adepte de l’opération. L’enseigne a organisé deux jours similaires en juin dernier. Quant à Société Générale, bien qu’elle n’ait pas encore adopté la méthode, elle s’est déjà pourvue d’un "e-recruteur". Sa mission: scruter les réseaux sociaux en quête de bons profils.

Et en Belgique? BNP Paribas Fortis ne suit pas l’exemple de sa maison mère. Elle mise davantage sur les Jobdays pour attirer les candidats. Les réseaux sociaux sont aussi sollicités. Chez KBC, la pratique est, elle, déjà utilisée depuis quelques années mais uniquement pour le recrutement en interne. Enfin, le "speed recruiting" n’a pour l’heure pas encore séduit les CEO d’ING et Belfius. Ils affirment toutefois être conscients de l’évolution en cours.

[Suivez Dominique Liesse sur Twitter en cliquant ici]

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