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Stress tests US: Deutsche Bank et Banco Santander échouent

©REUTERS

La filiale américaine de Deutsche Bank et celle de l'établissement espagnol Banco Santander ont échoué pour la deuxième fois consécutive aux tests de résistance de la banque centrale américaine dont le but est de s'assurer que les grandes banques ont les reins solides pour résister à une nouvelle crise aigüe.

Les filiales américaines de Deutsche Bank et de Banco Santander ont à nouveau échoué à des tests de résistance imposés par la Réserve fédérale (Fed) des Etats-Unis en raison de "faiblesses générales et importantes" résidant dans leurs procédures de planification du capital.

C'est la deuxième fois de suite que Deutsche Bank échoue à ces tests qui sont à leur sixième édition, tandis que Santander en est à son troisième revers consécutif. Le fait d'échouer aux tests de résistance n'entraîne pas de sanctions mais altère la crédibilité de ces géants bancaires.

• Deutsche Bank. "Le niveau de liquidités de Deutsche Bank Trust Corporation n'a jamais été remis en question", a réagi Bill Woodley, le numéro deux de Deutsche Bank dans les Amériques, cité dans un communiqué. "Nous sommes touchés de voir que la Réserve fédérale a reconnu nos progrès et allons appliquer les leçons apprises cette année afin de renforcer notre projet de liquidités pour les prochains tests", a-t-il tenu à relever.

• Banco Santander. Santander a fait pour sa part profil bas. "Nous avons fait des progrès mais notre projet interne de distribution de liquidités, nos tests de résistance internes, notre gouvernance et nos contrôles requièrent encore des améliorations pour répondre aux attentes des régulateurs", a déclaré Scott Powell, le patron de la banque aux Etats-Unis. Cet échec "n'affecte pas notre capacité à servir nos clients", a-t-il ajouté.

• Morgan Stanley. Morgan Stanley n'a droit qu'à un avis positif sous réserve, la banque centrale ayant également détecté des faiblesses dans ses procédures. La banque américaine a jusqu'au 29 décembre pour les soumettre à nouveau.

→ A quoi servent ces tests? Les résultats des "stress tests" dits CCAR sont particulièrement importants car ils fixent le montant de fonds propres que les banques peuvent affecter aux dividendes, rachats de titres, acquisitions et investissements. La grande majorité des banques participantes ont passé les tests haut la main, y compris certaines qui avaient eu des difficultés par le passé, comme Citigroup, Bank of America et Ally Financial.

JPMorgan Chase, Goldman Sachs Group et Wells Fargo figurent également parmi les bons élèves.

L'action Citigroup gagnait 2,3% en après-Bourse, Bank of America 1% et JPMorgan Chase 1,3%. Morgan Stanley, qui avait d'abord reculé de 1,3%, s'est reprise et gagnait 1%.

Plusieurs grandes banques ont annoncé à l'issue de la publication des tests leurs projets en matière de rachat de titres et de dividendes.

Bank of America compte ainsi augmenter le dividende et a autorisé un rachat de titres de cinq milliards de dollars.

Wells Fargo a également augmenté son dividende.

JPMorgan Chase a laissé le sien inchangé, tout en anticipant un rachat de titres pouvant atteindre 10,6 milliards de dollars.

Morgan Stanley a augmenté le dividende et compte racheter pour 3,5 milliards de dollars de titres.

♦ Augmentation du dividende et rachat de titres sont également au menu de Goldman Sachs.

La Fed avait publié la semaine dernière les résultats d'un autre test, qui avaient montré que les 33 banques examinées avaient dépassé les minimas de fonds propres requis.

Les grandes banques américaines ont plus que doublé leur capital depuis la crise financière, ajoutant plus de 700 milliards de dollars de fonds propres durs depuis le début 2009, selon des données de la Fed.

La tempête qui s'est abattue sur les marchés la semaine dernière à l'issue du vote favorable des Britanniques pour que leur pays se retire de l'Union européenne illustre bien la manière dont les banques américaines sont préparées aux chocs, estime Mike Alix, consultant de PricewaterhouseCoopers et transfuge de la Fed de New York.

"Les avantages du CCAR sont un renforcement absolu des ratios de capital et de la gestion du risque", affirme-t-il. Les tests de la Fed sur la qualité de la gestion du risque et de la planification du capital "entraînent des améliorations dans la gouvernance, l'infrastructure et le contrôle" des banques, ajoute Mike Alix.

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