Trimestre en recul pour Goldman Sachs et Citigroup

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Autant les marchés avaient salué vendredi les résultats de JPMorgan et Wells Fargo, autant la réaction devrait être plus mitigée à l'annonce des trimestriels de Goldman Sachs et Citigroup; des trimestriels en demi-teinte.

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas pour la publication des résultats trimestriels des banques américaines. Vendredi dernier, les marchés saluaient les performances de JPMorgan. De son côté, Wells Fargo n'avait pas à rougir de ses résultats, même s'ils ont quelque peu été éclipsés par l'annonce d'une révision à la baisse de sa prévision de revenu net d'intérêts pour l'année.

L'histoire ne se répétera donc pas ce lundi. Goldman Sachs fait état pour son premier exercice trimestriel d'une chute de 20% de son résultat. Le bénéfice net s'établit à 2,18 milliards de dollars, soit 5,71 dollars l'action. Un an auparavant, ces résultats ressortaient respectivement à 2,74 milliards de dollars soit 6,95 dollars l'action.

Pourtant, Goldman Sachs dépasse les attentes des analystes qui tablaient, eux, sur 4,89 dollars l'action.

Shutdown, volatilité...

Cette moindre performance trimestrielle s'explique par la baisse enregistrée des revenus dans le segment obligataire ainsi que par la volatilité des marchés qui a pesé sur l'activité de trading. Les revenus de trading se sont réduits de 18%.

Autre point soulevé: le recul des conseils en matière d'introductions en Bourse. En interne, on explique que le "shutdown" prolongé a eu pour effet au cours du trimestre un report de plusieurs opérations.

A contrario, la banque a obtenu de bons résultats en matière de conseil en "fusion et acquisition" et a pu compter sur une réduction de ses coûts.

Les revenus de l'établissement se tassent donc de 13% à 8,81 milliards de dollars. Quant aux revenus de la banque d'investissement, jusqu'ici dirigée par le nouveau CEO David Solomon, ils sont pour le second trimestre consécutif en recul.

"Nous sommes satisfaits de nos performances trimestrielles, dans un contexte de début d'année en demi-teinte", explique David Solomon.

La prestigieuse banque d'affaires s'attelle pour l'heure à une révision stratégique de ses activités. Des changements ont ainsi déjà été opérés dans l'activité de trading avec certaines activités qui ont dû réduire la voilure. Une diversification est aussi en cours avec une offre de crédits aux particuliers et PME via Marcus, une plateforme en ligne.

Le titre Goldman Sachs notait dans les échanges d'avant bourse une très légère évolution (+0,37%).

Citigroup trouve un peu d'énergie dans son moteur

Citigroup , qui emboîtait le pas à Goldman Sachs, a présenté lui aussi un bulletin mitigé. Si le bénéfice net s'affichait en faible hausse, les revenus, eux, diminuaient.

Citigroup affiche en effet un bénéfice net de 4,71 milliards de dollars (+1,9%), principalement grâce à des économies. Les revenus s'établissaient à 18,58 milliards de dollars (-1,6%), soit sous la barre des 18,63 milliards de dollars attendus par les analystes. Ce tableau contrasté faisait hésiter le titre dans les échanges électroniques à Wall Street.

"Nous ne pensons pas que le marché se soit complémentent remis", avait déjà indiqué le CFO Mark Mason lors d'une journée des investisseurs mi-mars. Il avait alors annoncé un recul dans les chiffres "les plus élevés" des revenus de l'activité de trading. "Entretemps, les marchés se sont stabilisés."

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