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Un plan pour éviter la fracture numérique bancaire

Le ministre Dermagne poursuit les discussions avec le secteur financier sur le problème de la fracture numérique. ©Photo News

Le ministre fédéral de l'Économie Pierre-Yves Dermagne a rencontré des représentants du secteur financier afin d'échafauder un plan qui doit garantir le service bancaire universel.

Les derniers mois ont vu nombre de services se numériser très rapidement, un constat qui est encore plus vrai dans le secteur bancaire. L'utilisation des applications mobiles ou en ligne, les relations à distance au détriment des rencontres dans les agences et l'investissement en temps réel ont amorcé un mouvement qui ne devrait plus se démentir.

"Nous devons veiller ensemble à la meilleure accessibilité des services bancaires pour tous. Il y a un point d’attention essentiel pour les personnes victimes de la fracture numérique."
Pierre-Yves Dermagne
Ministre fédéral de l'Economie

Une observation qui inquiète les autorités. Celles-ci craignent que la fracture numérique frappe encore plus violemment les publics les moins bancarisés, c'est pourquoi le ministre fédéral de l'Economie Pierre-Yves Dermagne (PS) a rencontré ce lundi des représentants de Febelfin, la fédération du secteur bancaire.

Les établissements de crédit du royaume ont accéléré la réduction de leurs réseaux d'agences et poussent toujours plus leurs clients à opter pour des solutions numériques.

"Face à ce constat, nous devons veiller ensemble à la meilleure accessibilité des services bancaires pour tous", souligne le ministre. "Il y a un point d’attention essentiel pour les personnes victimes de la fracture numérique."

Problème du hammeçonage

Un appel entendu par Febelfin. Son CEO Karl Baert indique qu'il y a "un intérêt commun à veiller à ce que chacun puisse compter sur des services bancaires accessibles et sûrs". Dans un communiqué de presse commun, Pierre-Yves Dermagne et Febelfin s'engagent à prendre des mesures afin de résoudre cette problématique de la fracture numérique.

La semaine passée, le compte Nickel annonçait son arrivée en Belgique pour le début de l'année 2022. Son CEO Thomas Courtois expliquait à L'Echo qu'il y avait un marché potentiel en Belgique pour des clients ne désirant que des services bancaires basiques avec des points de contact physique, en l'occurrence via les libraires et les bureaux de poste.

Dans le cadre de ce débat sur le service bancaire universel, d'autres banques se positionnent également en proposant d'une part une gamme étendue de services contre rémunération, et d'autre part une offre basique gratuite ou presque.

Le ministre et la fédération sectorielle ont par ailleurs évoqué la problématique du hammeçonage. Des réunions sont prévus dans les prochains mois afin de remplir l'accord de gouvernement sur ces différents éléments.

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