Upy, devenue Rise, se dit armée pour un lancement à la rentrée

En créant Rise, Morgan Wirtz, CEO (à gauche) et son équipe veulent apporter leur pierre à l'édifice de l'éducation financière des moins de 18 ans. ©Rise

Upy, devenue Rise, est l'application bancaire destinée aux 10-18 ans. Un petit retard au démarrage a permis à la fintech de remplir ses caisses.

Upy aurait dû accueillir ses premiers clients en avril dernier. Crise sanitaire oblige, la néobanque a pris un peu de retard, mais ce n'est qu'un petit recul pour mieux sauter.

Aujourd'hui, c'est une fintech encore plus solide et plus structurée qui annonce son lancement en septembre.

Lire aussi | La néobanque belge, par les jeunes pour les jeunes

Les trois réalisations

Tout d'abord, il y a un changement de nom. Upy devient en effet Rise. La modification a dû être effectuée, car le nom avait déjà été déposé.

La neobanque s'est aussi armée financièrement pour pouvoir œuvrer à son lancement. Un million et demi d'euros a ainsi été levé auprès de "business angels" et de Sambrinvest.

"Ce 1,5 million nous permettra de nous lancer en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie, de développer la marque et de soutenir nos ambitions d'arriver à 7.000 clients d'ici la fin de l'année", explique William Diercxsens CFO et COO.

Dernier chantier réalisé: la constitution d'un conseil consultatif. On y retrouve d'anciens banquiers comme Philippe Delva (ex-Medirect Bank), Peter Vandekerckhove (ex-Fortis banque), le responsable développement mobil d'Axa, Gunter Uytterhoeven et Bruno van Lierde (ex-BCG et professeur de séminaire en stratégie d'entreprises à la Solvay Business School). Le dernier membre est Henri Dewaerheijd, responsable de Mastercard Belgique, qui siège en tant que partenaire.

À 22 ans, le CEO Morgan Wirtz reconnaît l'intérêt de s'entourer de personnes d'expérience.

Rise, c'est quoi?

L'ambition de la fintech reste, elle, inchangée. Elle veut offrir une banque aux 10-18 ans, mais aussi plus que cela. Rise se veut un outil d'éducation financière.

Le jeune ado disposera ainsi d'un compte courant et d'une carte de paiement Mastercard. Des fonctionnalités lui permettront de gérer ses dépenses (Apple Pay et Google Pay) et un budget.

"L'éducation financière est de plus en plus importante dans un monde où les risques sont de plus en plus dangereux avec le phishing, les dérives du gaming, l'inconnu du bitcoin" souligne Guter Uytterhoeven.
Guter Uytterhoeven
CMO d'Axa et membre du advisory board de Rise

Le parent, qui devra ouvrir le compte en ligne au nom de l'enfant, aura, lui, une application "miroir" permettant de contrôler, d'encadrer et d'éventuellement limiter.

"L'éducation financière est de plus en plus importante dans un monde où les risques sont de plus en plus dangereux avec le phishing, les dérives du gaming, l'inconnu du bitcoin" souligne Guter Uytterhoeven.

7.000
clients
Rise vise 7.000 clients d'ici la fin de l'année, et 10.000 dans un an, avant une expansion en Europe.

Reste une ombre au tableau. Travaillant au départ de la plateforme bancaire de la Société Générale via sa filiale Treezor, Rise offira des comptes bancaires français qui devront ainsi être communiqués par les parents lors de la déclaration fiscale. "Avec la Société générale, on tente d'avoir une agrégation pour avoir un compte IBAN belge, mais ce ne sera pas le cas au lancement", conclut Morgan Wirtz.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés