"Vanackere n'était pas au courant de l'accord avec l'ACW"

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Les dirigeants de Belfius, les responsables de la SFPI et l’ACW se sont expliqués devant la commission des Finances de la Chambre, ce vendredi. Ils ont confirmé les propos du ministre des Finances.

A la fois Jos Clijsters, le CEO de Belfius et Alfred Bouckaert, le président de son conseil d’administration, ont souligné que le ministre des Finances Steven Vanackere n’était  intervenu "à aucun moment" dans les négociations avec l’ACW et, dans une moindre mesure, son pendant francophone le Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) concernant les parts bénéficiaires.

Ils ont expliqué, en retraçant la chronologie des négociations, pourquoi le ministre des Finances n’était pas au courant, jusqu’au début du mois de février, du volet commercial qui avait été conclu avec l’ACW et le MOC, confirmant ainsi les propos que le ministre a tenu ce jeudi à la Chambre.

Koen Van Loo, l’administrateur de la SFPI, qui est actionnaire à 100% de Belfius pour le compte de l’Etat, a précisé que ce point n’avait été communiqué au ministre que dans un courrier daté du 5 février, en signalant que cela ne posait pas de problème. "Nous avons souligné que la situation ne s’était pas détériorée par rapport aux éléments que nous lui avions communiqués précédemment", explique Koen Van Loo. "Nous avons fait cela pour éviter précisément que le ministre ne donne des informations erronées au Parlement si on l’interrogeait sur le sujet". Et Koen Van Loo a aussi souligné que dans le communiqué de presse de Belfius du 31 janvier, la dernière phrase mentionne que "l’ACW et le MOC sont une relation commerciale de Belfius et continueront à l’avenir à bénéficier des conditions conformes au marché que Belfius offre aux clients de cette envergure".

Jos Clijsters, le patron de Belfius, a également affirmé, chiffres à l'appui, que les deux volets de l’accord conclu avec l’ACW, le rachat des parts bénéficiaires et le geste commercial qui a été prévu si les différentes composantes du mouvement ouvrier chrétien apportait suffisamment d’avoirs à la banque et souscrivait à suffisamment d’assurances, était en faveur de la banque, parce qu’il lui permet non seulement de faire un bénéfice de 60 millions d’euros au premier trimestre 2013, mais qu’il va aussi lui permettre d’économiser au moins 10 millions d’euros par an sur les 15 millions qu’il devait auparavant verser à l’ACW et au MOC. "Ces parts bénéficiaires, qui ont une longue historique, ne pouvaient être attaquées juridiquement. Nous avions donc besoin de l’accord de l’ACW ", ont souligné Jos Clijsters comme Alfred Bouckaert.

Dans la foulée, certains parlementaires ayant plaidé pour une revente aussi rapide que possible de Belfius par l’Etat belge, on a entendu dans la bouche d’Alfred Bouckaert que Belfius ne serait pas vendable avant plusieurs années, parce que Belfius a hérité d’un portefeuille de 54 milliards d’obligations très structurées qui sont impossibles à vendre pour le moment, un problème qui "mettra un certain temps" à être réglé.

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