Vers des tests de résistance plus étendus pour les banques européennes

L'Europe va étendre les tests de résistance qu'elle fait subir à son secteur bancaire à davantage d'institutions et y inclure le scénario d'une éventuelle faillite d'un pays, selon un document dont l'AFP a eu connaissance mercredi.

(afp) - "L'exercice des stress tests devrait être étendu à à une plus large série d'institutions bancaires et complété, pour tenir compte des risques souverains" liés à la dette des Etats, selon ce texte rédigé par des experts financiers européens.

Il vise à préciser comment l'Europe va procéder à la publication des tests de résistance individuels de ses banques, décidée le 17 juin par ses chefs d'Etat et de gouvernement avec l'espoir de calmer ainsi les marchés.

Les résultats de ces examens, appelés "stress tests" en anglais et censés refléter la capacité des établissements bancaires à résister à des conditions extrêmes, sont restés jusqu'ici confidentiels: l'an dernier, seules des tendances générales des tests réalisés sur une vingtaine de banques avaient été rendues publiques.

Mais l'UE s'est engagée cette fois à publier les résultats des tests banque par banque, dans la seconde quinzaine de juillet.

Le document des experts financiers recommande d'étendre les tests à "une plus large part du système bancaire de l'UE, en couvrant les institutions financières significatives et davantage d'Etats membres" et ainsi "une part de marché significative des institutions dans tous les pays concernés".

Selon une source européenne, il s'agirait d'intégrer notamment des banques un peu plus petites, et de s'assurer que tous les pays soient représentés.

Les résultats seraient ainsi "plus représentatifs" mais surtout plus crédibles: on ne pourrait pas soupçonner les Européens d'en avoir exclu certaines banques car leurs résultats seraient mauvais.

Selon les critères retenus, encore à préciser, entre 70 et 120 banques supplémentaires subiraient ainsi les tests cette année, selon la source.

La prise en compte dans les critères testés d'un potentiel choc souverain permettrait par ailleurs de répondre aux inquiétudes des marchés, suite à la crise de la dette en zone euro, sur l'exposition des banques aux obligations émises par des pays considérés comme à risque tels la Grèce, l'Espagne ou le Portugal.

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