Et si Solvay se scindait en deux sociétés?

©Solvay

Pour Nathalie Debruyne de Degroof Petercam, un scénario de scission de activités de Solvay permettrait de dégager plus de valeur que son profil actuel de conglomérat.

Jeudi matin, on le sait, le groupe chimique Solvay publiera ses résultats trimestriels. Mais surtout, Ilham Kadri, sa nouvelle CEO, fera le point sur la mise à jour de la stratégie, un examen lancé à l’entame de sa prise de fonction en mars dernier.

Pour certains analystes, les nouveaux objectifs affichés se focaliseront sur l’allocation de capital et la génération de cash-flow.

Spin-off

Nathalie Debruyne de Degroof Petercam a une autre approche. Elle constate que Solvay continue d’afficher en bourse une décote due à son aspect de conglomérat. "Nous croyons que Solvay n’ a jamais décidé de séparer davantage ses activités en raison des avantages de la diversification pour les grands actionnaires familiaux."

Elle estime cependant que cette sous-évaluation structurelle limite les opportunités du groupe sur le long terme en matière de fusions et acquisitions. Elle a également un impact sur la préservation du capital pour les actionnaires de longue date.

"Nous pensons dès lors qu’une séparation du portefeuille traditionnel des activités affichant une croissance plus élevée créerait de la valeur" avance l'analyste. "Pour satisfaire les actionnaires familiaux, cela pourrait se faire via un spin-off avec un doit de préférence. Ceux qui, parmi ceux-ci, veulent conserver un portefeuille diversifié pourront le faire en conservant les actions dans les deux sociétés."

Objectif de cours de 130 euros

Elle rappelle qu’au cours des cinq dernières années, on a assisté à une tendance à la spécialisation dans le secteur de la chimie avec, par exemple, le spin-off de Covestro chez Bayer, Akzo qui s’est séparé de ses activités chimiques ou Dow-Dupont qui s’est divisé en trois entités.

Elle reste à l’achat sur la valeur avec un objectif de cours de 130 euros.

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