Le spécialiste wallon de l'hygiène Realco tourne à nouveau à plein régime

Le site de Louvain-La-Neuve de Realco avait été en partie détruit par un incendie début janvier. ©Dieter Telemans

L’entreprise de Louvain-La-Neuve, qui est redevenue complètement opérationnelle après un incendie début de l’année, estime avoir des solutions à proposer pour le déconfinement.

Frappée le 19 janvier par un incendie qui a détruit une partie de ses installations, l’entreprise de Louvain-La-Neuve Realco tourne aujourd’hui à plein régime et veut apporter ses compétences dans la lutte contre le coronavirus. "Nous sommes complètement opérationnels. Nous avons aujourd’hui huit sous-traitants qui assurent 90% de notre chiffre d’affaires, ainsi qu’un nouveau centre de distribution à 300 mètres de chez nous, dans les anciennes éditions De Boeck", fait valoir Georges Blackman, l'administrateur délégué de la société spécialisée dans les produits d’hygiène à base d’enzymes. 

Mieux, Realco a même enregistré un mois de mars 2020 supérieur à celui de l’année précédente, et ce malgré le début de la crise du coronavirus. "Nous sommes à nouveau en croissance. Il faut dire que tant l’industrie agroalimentaire que les collectivités et même les particuliers ont besoin de renforcer l’hygiène. Il y a certes un impact et des fermetures, mais cela est compensé par la nécessité de décontaminer. Dans une crise sanitaire, on a besoin de solutions d’hygiène", explique encore le CEO.

"Dans une crise sanitaire, on a besoin de solutions d’hygiène."
George Blackman
CEO de Realco

Selon lui, le déconfinement accentuera encore le besoin de nettoyage. "Les infrastructures qui auront été mises à l’arrêt devront subir une décontamination en règle. Inutile, d’expliquer ce qu’il se passe depuis plusieurs semaines à un niveau microscopique dans des chaînes de production ou de transformation alimentaire ainsi qu’au sein de milliers de cuisines industrielles et commerciales mises en veille", relève George Blackman. 

Une rationalisation 

Realco a développé depuis des années un ensemble de produits de nettoyage à base d'enzymes, inoffensifs sur le plan environnemental. Ceux-ci permettent de désintégrer le biofilm, une matrice organique qui protège les accumulations de bactéries et leur permet de résister aux solutions classiques de nettoyage et de désinfection.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise pour 2019 s’est établi à 11,8 millions, soit une croissance d’environ 10%. Le bénéfice a plus que doublé, pour atteindre 395.000 euros. À l’occasion des derniers événements et de la réorganisation provisoire de la production, la gamme des produits a été rationalisée et certains produits ou packagings ont été supprimés.

La société est déjà en négociation avec divers acteurs pour la construction d’un nouveau bâtiment, qui comportera quelques améliorations, notamment logistiques. Malgré l’incendie et la crise du Covid-19, "nous restons dans la continuité de notre plan à 5 ans de 2019", souligne George Blackman. Ce plan prévoit un doublement du chiffre d'affaires d'ici 2024 par rapport à 2019, soit une croissance de 15% par an en moyenne. 

OneLife, la filiale biomédicale

L’impact de la crise du coronavirus est par contre quelque peu plus sévère pour la filiale biomédicale de Realco, OneLife, située sur le même site néo-louvaniste que sa maison mère. Sur la base des solutions enzymatiques de Realco, OneLife fabrique des produits spécifiquement adaptés au milieu hospitalier et aux applications médicales à haut risque, comme la stérilisation des dispositifs médicaux et le nettoyage des endoscopes. "Contrairement à Realco, notre métier de base est plus fortement impacté", avoue Sébastien Goenen, le CEO de OneLife, qui rappelle que la plupart des opérations chirurgicales et les endoscopies sont quasiment à l’arrêt.

"Contrairement à Realco, notre métier de base est plus fortement impacté."
Sébastien Goenen
CEO de OneLife

"Mais nous avons compensé en grande partie en accélérant notre stratégie de développement pour le nettoyage des surfaces. Nous pensons enregistrer au total une baisse de 20% pour le mois d’avril et redevenir stables en mai. Nous étions bien partis en 2020 et l’objectif à cinq ans reste inchangé, à savoir multiplier le chiffre d’affaires par 10."

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