Quatre défis, dont le plastique, pour la chimie

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La lutte contre les changements climatiques, un futur durable pour les matières plastiques, la transition vers une économie circulaire et la formation de davantage de talents: tels sont les quatre défis "essentiels" en matière de développement durable mis en avant par essenscia, la fédération belge du secteur de la chimie et des sciences du vivant.

La fédération industrielle présentait hier son sixième rapport consacré à ce sujet. Elle y répertorie ces quatre défis "fortement présents dans le débat public", et sur lesquels le secteur de la chimie et des sciences de la vie "a une influence et une responsabilité importantes" tout en étant "un maillon essentiel pour les relever".

S’il est un fil rouge pour chacun de ces défis, c’est l’innovation, estime encore essenscia. De nouvelles technologies pour la capture et le stockage du CO2 seront notamment nécessaires, tout comme des innovations en matière de recyclage chimique qui devront aider à mieux recycler les matières plastiques et à transformer les déchets en ressources, selon le principe de l’économie circulaire.

Le secteur chimique reste très énergivore mais par rapport à 1990, ses entreprises produisent plus avec moins d’énergie et en émettant moins de gaz à effet de serre.

Signe de l’importance de l’innovation pour le secteur, ses dépenses de recherche et développement ont bondi de 64% ces 10 dernières années pour atteindre un montant annuel record de 4,5 milliards d’euros.

Le sixième rapport de développement durable, qui sort 10 ans après la publication du premier rapport de ce type par Essenscia, qui avait alors fait office de précurseur, met en avant les progrès environnementaux réalisés par une activité souvent pointée du doigt. Le secteur reste très énergivore mais par rapport à 1990, ses entreprises produisent plus avec moins d’énergie (-56%) et en émettant moins de gaz à effet de serre (-80%). L’utilisation d’eau de qualité a également diminué, de même que la pollution de l’eau, notamment.

Un secteur qui cherche à se rajeunir et à se féminiser, alors qu’un travailleur sur trois y a plus de 50 ans et que les femmes représentent moins de 30% de l’emploi (plus de 92.000 travailleurs au total).

Essenscia s’attelle dès lors à attirer davantage de jeunes vers les métiers scientifiques et techniques. 

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