Bayer à nouveau face au risque judiciaire

©AFP

A nouveau condamné aux Etats-Unis dans une affaire impliquant le glyphosate, Bayer inquiète moins les analystes qu'après sa première condamnation dans ce dossier.

L’action Bayer a souffert ce jeudi après une condamnation aux Etats-Unis. Un jury californien a estimé que Monsanto, filiale américaine acquise l’an dernier par Bayer, n’avait pas pris de mesures pour prévenir du danger potentiel de son désherbant vedette, le glyphosate, présent notamment dans le célèbre Roundup.

À l’ouverture de la Bourse de Francfort, Bayer  a chuté de plus de 3% avant de réduire ses pertes durant la séance. Depuis le début de l’année, le titre baisse d’environ 8%. Le groupe allemand a-t-il mesuré toutes les conséquences des procédures judiciaires qui se multiplient à l’encontre de Monsanto? Toujours est-il que, depuis la finalisation de l’acquisition du groupe américain le 7 juin 2018, Bayer a perdu près de 45% de sa capitalisation boursière.

Maigre consolation: le titre se traite aujourd’hui à seulement 8 fois le bénéfice par action estimé de cette année. Son dividende brut de 2,80 euros, qui sera payé le 2 mai prochain, confère à l’action un rendement de 5%. Attention: le ratio de distribution dépasse 150, ce qui limite actuellement les perspectives de hausse du dividende, bien que les analystes voient ce dernier à 2,90 euros l’an prochain.

Pour en revenir aux déboires judiciaires de Monsanto, plus de 11.200 personnes ont intenté des actions contre le groupe aux Etats-Unis. Des analystes relayés par l’agence Bloomberg estiment qu’il en coûterait 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) à Bayer pour régler ces litiges hors tribunaux.

Plusieurs courtiers avaient réduit leurs recommandations sur Bayer après un premier procès perdu. Ce deuxième revers judiciaire, contre lequel le groupe ira en appel, a moins surpris: sur huit brokers, un seul, Bryan Garnier, a réduit son avis à "vendre" au lieu de "neutre".

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect