Coup de pouce de 25 millions de dollars de BASF pour Materialise

À l’inverse des autres entreprises actives dans l’impression en 3D, Materialise se concentre sur le software. C'est cette expertise qui intéresse BASF. ©Materialise

BASF va aider Materialise à lancer de nouveaux plastiques imprimables en 3D. En échange, le géant allemand de la chimie pourra utiliser les machines de la société louvaniste pour des expérimentations.

Désireuse d’étendre son champ d’action dans le domaine de l’impression 3D, la société belge Materialise s’est trouvé un allié de poids. Le géant allemand de la chimie BASF a en effet conclu avec elle une alliance stratégique prévoyant notamment l’injection de 25 millions de dollars de capitaux frais.

Objectif: développer ensemble une nouvelle génération de plastiques susceptibles de donner un coup de fouet au marché de l’impression en trois dimensions.

À l’inverse des autres entreprises actives dans l’impression en 3D, Materialise ne produit pas de hardware. Elle se concentre en effet sur le software, les services et les applications pour le secteur médical et le secteur industriel.

L’apport de capitaux de BASF s’accompagne d’une nouvelle levée de fonds sur le Nasdaq américain, où Materialise est cotée depuis 2014. L’entreprise flamande, qui avait alors levé 100 millions de dollars, se verrait bien alourdir sa besace de 25 ou 50 millions supplémentaires. L’offre publique court de ce jeudi soir à lundi soir.

Pour Fried Vancraen, le fondateur et CEO de Materialise, la coopération avec BASF est au moins aussi importante que cette augmentation de capital de 75 millions de dollars. "Nos philosophies s’accordent parfaitement. BASF souhaite développer davantage de matériaux imprimables en 3D. Et nous voulons disposer d’applications dans un plus grand nombre de secteurs. Ils ont les matériaux, nous avons le software", explique-t-il.

À court terme, BASF aidera Materialise à lancer de nouveaux plastiques imprimables en 3D, le géant allemand pouvant en échange utiliser les machines de la société louvaniste pour des expérimentations.

Mais à plus long terme, l’impact de ce partenariat devrait être plus important, souligne Fried Vancraen. "Nous sommes aujourd’hui bien positionnés dans les secteurs médical, automobile et dans les ‘wearbles’ (montures de lunettes, chaussures, bijoux…). Mais il y a bien d’autres créneaux exploitables si nous pouvons imprimer les bons plastiques", souligne-t-il.

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