Exercice 2018 record pour Resilux

Dirk De Cuyper, CEO de Resilux ©Emy Elleboog

Une croissance jamais vue, des investissements records, un dividende au plus haut: pour Resilux, le cru 2018 est celui de tous les superlatifs. La société familiale de Wetteren n'entend pas en rester là: elle compte investir 30 millions d'euros en 2019.

"Nous n'avons jamais été aussi forts, et cela dans une année marquée par de grandes réticences à l'égard du plastique". Pour Dirk De Cuyper, le CEO de Resilux , l'exercice 2018 est à marquer d'une pierre blanche. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a ainsi bondi de 20,5% pour atteindre un niveau record de 43,8 millions d'euros. Le chiffre d'affaires (+21,1% à 398 millions d'euros) et le bénéfice net (+16,9% à 18,5 millions) sont à l'avenant.

"L'entreprise est très peu endettée et a acquis la maturité lui permettant d'investir de gros montants et de croître tout en rétribuant ses actionnaires."
Dirk De Cuyper
CEO de Resilux

La société familiale est spécialisée dans la production de préformes et de bouteilles en PET (polyéthylène téréphtalate), qui fournit les producteurs d'eaux et de boissons rafraîchissantes, mais aussi de détergents. Les volumes de ventes ont eux aussi progressé (+6,2%). Resilux a dès lors décidé de se montrer généreuse envers ses actionnaires. Elle propose le versement d'un dividende relevé de 50% à 3 euros par action. "L'entreprise est très peu endettée et a acquis la maturité lui permettant d'investir de gros montants et de croître tout en rétribuant ses actionnaires", souligne Dirk De Cuyper.

Resilux a derrière elle le lourd contentieux qui l'opposait à son ex-partenaire néerlandais AiropackTechnology Group (ATG) sur la reprise, par ce dernier, des 50% de parts détenues par la société de Wetteren dans leur entreprise conjointe, Airolux. Celle-ci détient les droits sur la production d'un siphon révolutionnaire à pression d'air. "Cela a été une période sombre. J'y pense encore souvent, mais après coup, il apparaît que la vente de notre participation a été une bonne chose".

La croissance de Resilux concerne toutes les zones géographiques, à l'exception de l'Espagne, où le mauvais temps du début d'année a sapé les ventes.

Pour 2019, l'entreprise flamande prévoit une croissance du bénéfice se situant entre 5 et 10%. De quoi poursuivre une belle série entamée en 2012. La recette? "Travailler dur, voir et saisir les opportunités, compter, réfléchir, agir, répond Dirk De Cuyper. Nous avons toujours continué à investir dans la recherche et dans le développement de produits à plus haute valeur ajoutée".

Cette année encore, Resilux investira. Elle a budgété à cet effet 30 millions d'euros, portant le total des investissements à 65 millions sur deux ans. "L'an dernier, nous avons augmenté la capacité de production en Belgique et aux Etats-Unis. Cette année, les USA, l'Espagne et la Russie devraient recevoir une ligne de production supplémentaire. Une nouvelle usine devrait par ailleurs démarrer en Roumanie et la première usine de recyclage de Resilux, basée en Suisse, est opérationnelle depuis peu", précise encore Dirk De Cuyper.

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