Ineos investira finalement 3 milliards dans le port d'Anvers

Ineos est déjà présent en Belgique avec 9 sites de production, comme ici à Anvers, et un centre de recherche. ©rv

Le groupe chimique britannique Ineos a confirmé ce mardi la construction de deux usines dans le port d'Anvers. Initialement estimée à 2,7 milliards, l'enveloppe prévue s'élève finalement à 3 milliards. 500 emplois directs sont espérés.

3 milliards et pas 2,7

Le méga investissement d'Ineos dans le port d'Anvers avait initialement été chiffré à 2,7 milliards d'euros. Il sera finalement un peu plus important encore, passant à 3 milliards. "Le chiffre initial était une estimation, qui n'incluait pas certains investissements en infrastructure dont Ineos a besoin. Les 3 milliards les incluent", a expliqué le groupe ce mardi.

Ineos qui investit en masse à Anvers, c'est à présent officiel. Nous vous annoncions il y a dix jours l'engagement du leader européen de la pétrochimie dans un plan à 2,7 milliards d'euros sur le port de la métropole. A ce moment, ni Ineos, ni les autorités portuaires n'avaient confirmé l'investissement. Ce mardi, c'est chose faite. Le groupe pétrochimique a officialisé ses projets pour la Belgique. De quoi réjouir le Premier ministre, Charles Michel, qui voit dans cet investissement "un nouveau signe de l'attractivité de la Belgique comme meilleur endroit pour les affaires". 



Le groupe chimique va donc dépenser 3 milliards d'euros pour la construction de deux usines dans le port d'Anvers à la suite d'un accord conclu avec la Maison portuaire (Havenhuis). L'investissement sera réalisé sur les terrains qu'occupent Gunvor, Monsanto et Solvay au nord du petit village de Lillo. Le fer de lance de l'investissement sur la rive droite de l'Escaut est la construction d'un craqueur, un investissement de 1,7 milliard pour une installation destinée à convertir du gaz éthane en éthylène, une des principales matières de base dans le secteur chimique.

L'investissement se présente comme le plus important dans le secteur chimique européen depuis vingt ans. Il créera 500 nouveaux emplois. Pendant la phase de construction - qui devrait prendre quatre à cinq ans -, le chantier pourrait impliquer jusqu'à 3.000 personnes. Pour le patron d'Ineos, Sir Jim Ratcliffe, "après le déclin des dernières annéescet investissement va inverser la tendance dans le secteur des produits chimiques européens. Le nouveau complexe pétrochimique sera relié avec les sites existants d'Ineos dans la région.

Ineos qui investit en masse à Anvers, c'est à présent officiel. Nous vous annoncions il y a dix jours l'engagement du leader européen de la pétrochimie dans un plan à 2,7 milliards d'euros sur le port de la métropole. A ce moment, ni Ineos, ni les autorités portuaires n'avaient confirmé l'investissement. Ce mardi, c'est chose faite. Le groupe pétrochimique a officialisé ses projets pour la Belgique. De quoi réjouir le Premier ministre, Charles Michel, qui voit dans cet investissement "un nouveau signe de l'attractivité de la Belgique comme meilleur endroit pour les affaires". 

L'investissement se présente comme le plus important dans le secteur chimique européen depuis vingt ans. Il créera 500 nouveaux emplois. Pendant la phase de construction - qui devrait prendre quatre à cinq ans -, le chantier pourrait impliquer jusqu'à 3.000 personnes. Pour le patron d'Ineos, Sir Jim Ratcliffe, "après le déclin des dernières annéescet investissement va inverser la tendance dans le secteur des produits chimiques européens. Le nouveau complexe pétrochimique sera relié avec les sites existants d'Ineos dans la région.

Ineos - qui est devenue une des plus grandes entreprises chimiques indépendantes au monde en à peine deux décennies - veut également construire une usine de déshydrogénation de propane (PDH) sur le même site. Celle-ci serait destinée à convertir du gaz propane en propylène, une matière première de base de l'industrie des plastiques.  Ineos emploie déjà 2.500 personnes en Belgique sur 9 sites de production et un centre technologique. Six installations se trouvent d'ailleurs déjà dans la métropole anversoise.

Selon le patron de la division Europe du nord d'Ineos, Rob Ingram, "le choix de la ville d'Anvers s'appuie sur les relations de longue date nouées avec le port d'Anvers, la ville d'Anvers et les gouvernements flamand et fédéral." Ce méga-investissement permet également à Anvers, qui abrite le plus grand cluster chimique au monde après Houston, de retrouver une place prépondérante sur la carte mondiale de la chimie et de consolider l'ancrage du secteur. 

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