Investissement saoudien de 3,7 milliards au port d'Anvers

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Energy Recovery Systems, propriété d’un investisseur saoudien, va construire une usine de recyclage de déchets de matières premières en provenance de la pétrochimie et des industries d’engrais. L'investissement représenterait quelque 900 emplois.

La société Energy Recovery Systems, propriété d’un investisseur saoudien, va construire, au nord du port d’Anvers, une usine de recyclage de déchets de matières premières en provenance de la pétrochimie et des industries d’engrais, pour en faire de l’ammoniac et de l’urée. Il s’agit d’un gigantesque investissement, de 3,7 milliards d’euros, qui représenterait quelque 900 emplois.

©Frank Toussaint

Ces nouveaux projets dans l’industrie chimique sont très rares en Europe de l’Ouest. Ces dernières années, le port d’Anvers, deuxième centre pétrochimique au monde après Houston, avait déjà connu de gros investissements, mais il s’agissait uniquement de projets d’élargissement. Total et Exxon ont chacun investi environ un milliard d’euros. Mais cette fois, il s’agit d’un projet partant de rien, et par ailleurs très innovant. Le dernier projet de cette taille était celui de l’Américain FRX Polymers, il y a déjà quelques années.

"C’est très important pour les prochains développements du centre chimique au port d’Anvers".
Frank Beckx
administrateur délégué d’Essenscia Vlaanderen

 C’est aussi la première fois, selon les experts, qu’une usine de recyclage de cette sorte sera construite à cette échelle. "C’est très important pour les prochains développements du centre chimique au port d’Anvers, se réjouit Frank Beckx, administrateur délégué d’Essenscia Vlaanderen, le pendant flamand de la fédération du secteur. Cela montre qu’Anvers a une réputation mondiale dans la chimie." Pour le port d’Anvers, cet investissement signifie un supplément de trafic de 3 millions de tonnes. L’usine sera opérationnelle en 2020.

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