Publicité

La SRIW et Sogepa bientôt à 49% dans Floridienne Chimie

©BELGA

Entreprise en grande difficulté, la société athoise Floridienne Chimie vient d’enregistrer une importante mutation dans son actionnariat. Au terme de diverses augmentations de capital, la Société Régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW), déjà présente au capital à près de 28%, et la Wallonie (via Sogepa) détiendront en effet ensemble quelque 49% des parts sociales, le solde restant aux mains du groupe Floridienne.

Début juillet dernier, suite à une conversion de prêts subordonnés de la SRIW et de Floridienne, le capital de Floridienne Chimie était porté de 8,4 à 10,8 millions d’euros. Dans le même temps, Sogepa faisait un apport d’argent frais à hauteur de 2,5 millions, portant de la sorte le capital de la société athoise à 13,3 millions. Et Sogepa, selon Simon Vlajcic, directeur général du site hennuyer, devrait encore, d’ici le début de l’an prochain, apporter 2,5 millions supplémentaires.

Ces conversions de créances et apports de liquidités permettront, dans l’immédiat, à l’entreprise de garder la tête hors de l’eau, mais aussi, comme annoncé par Floridienne Chimie début mai, de lancer sur le site les investissements pour une troisième activité de reconversion dans la fabrication de retardateurs de flammes.

Aujourd’hui en phase de test, cette unité devrait produire, dès le premier semestre 2015 et en vitesse de croisière, 5.000 tonnes par an.

Perte et reconversion

Avec historiquement des fabrications très liées au secteur de la construction mais aussi des lignes de produits mettant en œuvre du plomb ou certains sels de cadmium, métaux lourds aujourd’hui de plus en plus bannis par les législations européennes, Floridienne Chimie connaît de grosses difficultés.

Sous procédure Renault (licenciement collectif) depuis début mai avec l’intention de supprimer 26 emplois sur 145, la société a déjà perdu quelque 5 millions d’euros à fin avril dernier ! " Rien n’indique d’ici la fin de l’année, ni d’ailleurs en 2014, un quelconque retournement de conjoncture ", prévient déjà Simon Vlajcic.

C’est dire si l’entreprise, et son nouvel actionnaire public qu’est La Wallonie, mise pour son redressement sur ses nouvelles lignes comme les stabilisants propres, les métaux de haute pureté et bientôt les retardateurs de flamme.

Ces trois programmes de diversification mobiliseront une enveloppe globale de l’ordre de 40 millions EUR.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés