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Lanxess envisage de supprimer des emplois et de fermer des usines

©BELGA

Lanxess possède quatre implantations en Belgique. L'une d'entre elles, située à Kallo (Beveren), appartient au segment visé.

Le groupe chimique allemand Lanxess, qui possède quatre sites en Belgique, envisage de supprimer des emplois et de fermer des usines en raison de la baisse de la demande.

Lanxess a fait savoir qu'il prenait des mesures supplémentaires pour contrer la faible demande. Le segment des "performance chemicals" sera plus particulièrement touché. A moyen ou long terme, le groupe entend aussi "accroître la compétitivité de ses sites internationaux".

Le CEO du groupe n'exclut pas de fermer certains sites. On ignore toutefois le nombre d'emplois qui seraient supprimés.

Lanxess possède quatre implantations en Belgique. L'une d'entre elles, située à Kallo (Beveren), appartient au segment visé. Quelque 200 personnes y travaillent. Ce mois-ci, Lanxess a arrêté la production de son usine de caoutchouc à Zwijndrecht, pour un mois, également en raison de la baisse de la demande. En juin, les activités dans cette usine reprendront normalement.

A savoir

Lanxess pâtit de la crise de l'auto en Europe au premier trimestre

Le groupe allemand de chimie de spécialité Lanxess a dégagé sans surprise des résultats en baisse au premier trimestre dans un marché automobile morose en Europe, tout en assurant mercredi que la demande rebondirait dans la deuxième partie de l'année.

L'entreprise de Leverkusen a vu son bénéfice net fondre de 87% à 25 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en recul de 12% à 2,1 milliards d'euros, lesté par une baisse des prix et des volumes.

Le résultat brut d'exploitation Ebitda avant éléments exceptionnels a chuté de 53% à 174 millions d'euros, dans la fourchette énoncée en mars par le groupe, qui disait alors tabler sur un Ebitda entre 160 et 180 millions d'euros au premier trimestre en raison de la baisse de la demande en Europe.

Plusieurs divisions de Lanxess, leader mondial de la fabrication de caoutchoucs synthétiques, ont fait les frais de la faible demande en provenance de l'industrie des pneus et de l'industrie automobile, dont il est très dépendant. Son activité d'agrochimie a au contraire joué un rôle stabilisateur.

"Nous ne sommes pas immunisés contre la forte baisse de la demande", a reconnu Axel Heitmann, le patron de Lanxess, cité dans un communiqué. Il a annoncé des mesures pour renforcer la compétitivité de la division consacrée aux pigments et caoutchoucs, et une baisse des investissements prévus cette année.

Pour le deuxième trimestre, Lanxess attend une légère amélioration de son activité et table sur un Ebitda avant éléments exceptionnels "au-dessus de celui des trois premiers mois mais inférieur à 220 millions d'euros", selon le communiqué.

Lanxess a également précisé mercredi ses objectifs pour l'exercice en cours. Le groupe s'attend à réaliser un Ebitda avant exceptionnels de moins d'un milliard d'euros. Il avait déjà prévenu précédemment que celui-ci n'atteindrait pas le niveau record de 2012 (1,22 milliard d'euros).

A plus long terme, Lanxess maintient son objectif d'atteindre un Ebitda de 1,4 milliard d'euros en 2014 et de 1,8 milliard d'euros en 2018.


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