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Les actions Azelis coûteront entre 22 et 26 euros

Azelis vise une première cotation le 22 septembre. ©Azelis

Azelis a publié son prospectus dans le cadre de son introduction imminente à la Bourse de Bruxelles. Le produit total de l'opération pourrait atteindre jusqu'à 1,54 milliard d'euros.

Entre 22 et 26 euros, telle est la fourchette de prix sur la base de laquelle Azelis entend faire ses débuts à la Bourse de Bruxelles. Le distributeur chimique sera coté sous le symbole "AZE".

Les contours de l'opération avaient déjà en partie été dévoilés la semaine dernière, sans beaucoup de détails. Azelis indiquait alors vouloir lever environ 880 millions d’euros via l’émission de nouvelles actions auprès d’investisseurs institutionnels.

40 millions de nouvelles actions devraient être émises, ce qui porte donc le produit de la vente de 880 millions d'euros à 1,04 milliard d'euros sur la base de la fourchette de prix communiquée.

Désormais, on apprend à la lecture du prospectus que 40 millions de nouvelles actions devraient être émises, ce qui porte donc le produit de la vente de 880 millions d'euros à 1,04 milliard d'euros sur la base de la fourchette de prix communiquée. Et ce n'est pas tout. En plus de ces nouvelles actions, 25,4 millions d'actions existantes seront également vendues dans une seconde tranche. L'opération pourrait donc porter sur un montant supérieur, compris entre 1,44 et 1,54 milliard d'euros.

Ces actions existantes seront vendues par PSP Investments et Akita, la maison-mère d'Azelis détenue par le principal actionnaire, le suédois EQT. Ce dernier restera à bord après l'introduction en bourse. Si les actions sont émises dans le milieu de la fourchette de prix, il devrait encore détenir 50 à 54% des actions après l'opération, contre 12 à 13% pour PSP et 26 à 30% pour le public.

Apurer la dette

La vente des nouvelles actions par Azelis doit lui permettre d'apurer sa dette de 1,6 milliard d'euros et de procéder à des acquisitions.

25 à 35%
Azelis veut distribuer entre 25 et 35% de son bénéfice net en dividendes.

Si l'opération réussit, la société devra toutefois aussi s'acquitter d'une série de frais (commissions et autres) liés à l'introduction en bourse. Le prospectus évoque un coût de 57 millions d'euros qui ramènerait le produit minimal de la vente de 880 millions à 823 millions d'euros.

Versement de dividendes

Azelis affirme, par ailleurs, son intention de distribuer entre 25 et 35% de son bénéfice net sous forme de dividendes. L'an dernier, le distributeur de produits chimiques avait réalisé un bénéfice net de 71 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 2,23 milliards. En 2019, le bénéfice net et le chiffre d'affaires s'élevaient respectivement à 48 millions et 2,1 milliards. Au premier semestre de cette année, le bénéfice net s'est élevé à 47,5 millions d'euros et le chiffre d'affaires à 1,3 milliard d'euros.

Parmi les risques pour l'investisseur potentiel, le prospectus signale que le bilan de la société comprend une bonne part de "goodwill", c'est-à-dire de coûts supplémentaires liés aux acquisitions, mais aussi d'actifs incorporels comme des marques et des brevets figurent au bilan de l'entreprise. Ceux-ci représentaient 73,6% des actifs à la fin du mois de juin.

L'opération est réalisée par le biais d'un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels, ce qui veut dire que les investisseurs particuliers ne peuvent pas y souscrire.

Cette introduction en bourse sera la plus importante depuis 2007 sur le marché bruxellois. L'opération est réalisée par le biais d'un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels, ce qui veut dire que les investisseurs particuliers ne peuvent pas y souscrire. Ils devront attendre le début de la première cotation prévue le 22 septembre prochain pour pouvoir éventuellement acheter des actions de la société. Pour mener à bien son processus d'introduction, Azelis a fait appel aux banques Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays, BNP Paribas Fortis, HSBC et ING.

Un Belge dans le cockpit

À l'issue de cette introduction en bourse, le conseil d'administration comptera huit membres, dont le Belge Bert Janssens, associé chez EQT et en charge des activités de capital investissement en Europe de l'Ouest. Jusqu'alors, il était également directeur de la société de technologies environnementales Desotec, vendue en grande partie par EQT au fonds d'investissement américain Blackstone.

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