Les Etats-Unis autorisent sous conditions la fusion Bayer-Monsanto

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La justice américaine a autorisé le rachat de l'américain Monsanto par son rival allemand Bayer mais avec quelques - grosses - conditions.

Après l'Europe il y a quelques semaines, c'est au tour des Etats-Unis de donner son feu vert à la fusion Bayer-Monsanto. Le département de la justice américaine (DoJ) a autorisé le rachat par l'allemand Bayer de son concurrent américain Monsanto. Enfin, ce n'est pas si simple. Cette autorisation se fait au prix d'importantes cessions d'activités... de près de 9 milliards de dollars.

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Le mariage Bayer-Monsanto sera effectif lorsque le groupe allemand de pharmacie et d'agrochimie aura finalisé la cession d'activités dans le domaine des semences, des pesticides et de l'agriculture numérique au géant de la chimie BASF. Il s'agit de "la plus grande cession jamais exigée par les États-Unis" afin de maintenir la concurrence dans la vente de produits agricoles, a déclaré le procureur général adjoint Makan Delrahim.

Une cession d'activités qui devrait être bouclée "dans environ deux mois", selon le groupe allemand qui doit ensuite devenir le seul propriétaire de Monsanto puisqu'il a déboursé la coquette somme de 66 milliards de dollars (56 milliards d'euros) pour y arriver. Cette acquisition est la plus importante faite par un groupe allemand à l'étranger. 

Les Etats-Unis, comme l'Europe, avaient émis des réserves sur cette fusion, en raison de la position dominante que cela donnerait aux deux entreprises une fois rapprochées. Après la fusion, le groupe contrôlera plus de 1/4 du marché mondial des semences et pesticides.

"Avec le feu vert du ministère de la Justice, nous sommes maintenant proches de l'objectif de créer une société leader dans le secteur agricole", a déclaré le CEO de Bayer, Werner Baumann.

→ À ce stade, le groupe allemand a reçu les approbations de plus de la moitié des 30 autorités de régulation concernées à travers le monde.

En Europe, la Commission avait ouvert une enquête approfondie en août 2017 sur ce projet de rachat, craignant un problème de concurrence. La Commission européenne a jugé que Bayer avait répondu à ses inquiétudes en proposant de céder certaines de ses activités

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