Les secteurs pharma et de la chimie déposent près de deux brevets par jour

©Inovyn

Pour l’industrie chimique et pharmaceutique belge, 2018 a été une année de création d’emplois, d’innovations et d’investissements.

Malgré un très léger tassement du chiffre d’affaires, les secteurs chimique et pharmaceutique continuent à afficher des performances appréciables qui confirment leur rôle de pilier de l’économie belge, selon les chiffres dévoilés par essenscia, la fédération des industries chimiques et des sciences de la vie.

Le chiffre d’affaires a très légèrement reculé en 2018 (de 0,3 milliard, à 65,5 milliards d’euros), a expliqué l’administrateur délégué d’essenscia, Yves Verschueren. Mais quelque 1.840 nouveaux emplois ont été créés, ce qui représente la plus forte croissance de ces 10 dernières années. Avec un tiers du total des exportations du pays et un montant record de 4,5 milliards d’euros d’investissements en R&D (un doublement en dix ans), le secteur reste numéro en matière d’exportations et d’innovations.

Signe le plus évident de cette forte capacité d’innovation, avec 455 brevets déposés en 2018, la chimie-pharma représente un tiers des brevets belges et une onzième place mondiale. Ce chiffre, qui constitue lui aussi un record, signifie une hausse de 76% en 5 ans. Le secteur dépose près de deux brevets par jour ouvrable.

Dans le collimateur?

En dépit de ces résultats enviables, l’industrie s’inquiète du contexte international et des répercussions que pourrait avoir sur leurs activités la guerre commerciale entre l’Europe et les Etats-Unis. La confiance des chefs d’entreprise est en effet plutôt en berne. "Ce n’est pas du pessimisme", a commenté de son côté le président de la fédération Hans Casier. Mais les incertitudes en matière de commerce mondial, de transition climatique ou encore d’évolution de la consommation d’automobiles pèsent sur le moral des entrepreneurs, selon lui. "La chimie est l’un des joyaux de la couronne de l’industrie européenne", a admis Yves Verschueren, qui pressent que le secteur pourrait se retrouver dans le collimateur de l’administration Trump en cas de sanctions.

Au sein du seul secteur pharma, le Brexit et les éventuelles restrictions d’accès au marché britannique des médicaments qui en découleraient inquiètent plus particulièrement. Enfin, essenscia signale toujours des difficultés de recrutement, Yves Verschueren n’hésitant pas à parler de "pénurie de main-d’oeuvre".

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect