Taminco, entreprise de l'année en Flandre

Pol Vanderhaeghen en Laurent Lenoir (ceo de Taminco)

Le groupe chimique gantois, une spin-off du groupe UCB, décroche le titre d’Entreprise de l’année (" Onderneming van het Jaar ") au nord du pays.

 

 

Après Exki au sud du pays lundi, c’est le groupe chimique gantois Taminco qui a emporté le lendemain le titre d’Entreprise de l’année 2010 ("Onderneming van het Jaar") en Flandre. Organisé par Ernst & Young avec le soutien du "Tijd", de "L’Echo" et de BNP Paribas Fortis, ce prix couronne chaque année une entreprise wallonne et une entreprise flamande qui se sont particulièrement distinguées, ces dernières années, en termes de croissance et de dynamique entrepreneuriale.

Taminco a émergé à l’issue d’un sprint final à trois. Le jury de l’ "Onderneming van het Jaar" avait en effet retenu trois finalistes: Group Galloo Recycling,  basé à Menin et actif dans le recyclage de métaux et de plastiques, Newtec, sis à Sint-Niklaas et spécialisé dans les appareillages de communication par satellites, et Taminco. Cette dernière a "été choisie en raison de l’importance qu’elle accorde à une croissance durable basée sur la dynamique de l’entreprise, son attention pour la responsabilité sociale et son expansion internationale, en ce compris sur les marchés émergents", a souligné le Baron Paul Buysse, président du jury.

Le prix a été remis aux dirigeants de Taminco par le Premier ministre Yves Leterme.

spin-off d’UCB

Taminco a vu le jour en 2003, suite à la décision du groupe pharmaco-chimique UCB de scinder sa division amines. La société établie à Gand a grandi rapidement dans son créneau d’activité, la production d’alkylamines et de dérivés, au point de figurer aujourd’hui parmi les leaders mondiaux du secteur. Ces composants chimiques connaissent une multitude d’applications, parmi lesquelles la fabrication de détergents, de produits d’épuration des eaux, de produits pharmaceutiques, d’additifs pour bétail...

La société emploie 780 personnes, opère dans 17 pays et dégage un chiffre d’affaires de quelque 650 millions d’euros (prévision 2010).

Contrôlée par le fonds de capital à risque CVC, elle avait failli prendre le chemin de la Bourse en février dernier, mais avait dû renoncer à ce projet au dernier moment, en raison de conditions de marché défavorables. Depuis, on a appris que Taminco n’avait pas entièrement renoncé à faire une IPO: cela fait toujours partie d’une série d’options stratégiques à moyen terme, les autres options étant la formation d’une joint-venture ou l’entrée d’un nouvel actionnaire.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés