Belisol, le roi belge des portes et fenêtres, se cherche un partenaire

Le fondateur, Eugène Alen, aux côtés de l'une de ses filles, Patricia, active avec sa sœur et leurs maris au sein de l'entreprise. ©Debby Termonia

Pour voir grandir l'entreprise leader en Belgique, qui inaugurait un premier showroom à Bruxelles en 1977, la famille Alen entend ouvrir le capital de sa maison mère.

L'heure est à un nouveau élan pour l'empire Belisol. En effet, pour doper la croissance du spécialiste limbourgeois des portes et fenêtres, la famille aux commandes a entamé la recherche d'un partenaire externe pour sa maison mère, Group A, a-t-on appris à bonne source. Une opération qui s'inscrit dans le cadre de la planification de la succession d'Eugène Alen, qui fondait en 1977 déjà avec deux associés l'entreprise en s'offrant au passage un premier showroom à Bruxelles.

75
showrooms
Belisol compte à ce jour 75 showrooms répartis entre la Belgique (43), la France (13) et les Pays-Bas (19).

Ses filles, Patricia et Isabelle, sont actives au sein de la société 100% familiale, de même que leurs maris. Mais l'idée serait d'aller plus loin pour accompagner l'aventure de cet acteur qui compte, un peu plus de quarante ans plus tard désormais, une bonne septantaine de showrooms répartis entre la Belgique (43), la France (13) et les Pays-Bas (19).

Sans toutefois vendre entièrement, qui n'est pas l'idée, entend-on. L'objectif est de voir monter un minoritaire à bord de la structure qui chapeaute aussi KwadrO, plus petit acteur du même secteur, présent uniquement en Flandre.

Pas une première

L'opération n'aura rien d'une première pour les Alen, puisque la famille avait déjà ouvert en 2010 le capital, à un niveau inférieur, de Belisol à son homologue français Atrya. L'entreprise alsacienne avait alors racheté la moitié des actions, dans un mouvement de sortie des deux associés des débuts d'Eugène Alen, Theo De Backer et Guy Lambin.

Objectif, à l'époque? Aider Belisol à conquérir le marché français en s'appuyant sur le réseau du nouvel actionnaire.

L'opération fut loin d'être un succès et, cinq ans plus tard, les Alen rachetaient la participation d'Atrya. Ce qui leur valut en retour d'essuyer une revanche des Français, venus quelques années plus tard titiller Belisol sur ses terres avec leurs propres fenêtres, portes et volets, vendus sous la marque Tryba.

Les traces de cette attaque frontale sont toujours visibles aujourd'hui puisqu'Atrya compte chez nous huit showrooms (dont un à Liège et le reste en Flandre) à ce jour et souhaite même désormais porter ce nombre à une trentaine, à raison de cinq ouvertures par an.

Egalement actif dans d'autres pays européens (Italie, Portugal), ce leader français réalise un chiffre d'affaires de plus de 400 millions d'euros (participations incluses), fort de neuf sites de production en Europe.

Numéro un dans le pays

De son côté, installé à Hasselt, Belisol est aujourd'hui le numéro un en Belgique des menuiseries haut de gamme extérieures en PVC, bois et aluminium.

L'entreprise s'appuie en grande partie sur un réseau de franchisés pour distribuer ses produits. De quoi lui permettre de présenter des showrooms un peu partout en Belgique, aussi bien au nord qu'au sud du pays (Waterloo, Wavre, Tournai, Mons, Charleroi, Namur, Liège,...).

150
foyers
Selon ses chiffres, ce sont chaque jour 150 foyers qui sont équipés de châssis et portes signés Belisol.

Selon ses chiffres, ce sont chaque jour 150 foyers qui sont équipés de châssis et portes signés Belisol. Une performance qui devrait être mise à mal cette année en raison de la crise du coronavirus. Et pour cause, "nous nous attendons à ce que le Covid ait un impact de 10% sur notre chiffre d'affaires", peut-on lire en commentaire des comptes annuels du spécialiste.

Pour autant, il n'y a là "aucun risque sur la continuité de l'entreprise" qui vise "un excédent brut d'exploitation stable par rapport aux années précédentes grâce à des économies supplémentaires". Et ce, après avoir déjà mis fin aux importants sponsorings de l'équipe de football de Saint-Trond, d'une part, et de l'équipe cycliste Lotto-Belisol (devenue Lotto-Soudal), d'autre part. En cause? La décision de se recentrer sur des investissements dans la société elle-même.

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