Bloqué avec l'Eurostadion, le CEO Ghelamco prendra-t-il sa revanche à Bruges?

Paul Gheysens, CEO de Ghelamco, détient près de 5 hectares du terrain d'où devrait sortir de terre le futur stade du Club de Bruges. ©Emy Elleboog

Le patron de Ghelamco, Paul Gheysens, a désormais en main 4,6 hectares du terrain où le Club de Bruges comptait installer son nouveau stade.

La guéguerre entre l'entrepreneur Paul Gheysens et Bart Verhaeghe sort désormais des frontières bruxelloises. Le premier est à la tête de Ghelamco. Le second est président du Club de Bruges mais également vice-président de l'Union belge de football. Le premier veut coûte que coûte construire l'Eurostadion sur le parking C du Heysel. Le second s'y oppose.

Aujourd'hui, le terrain de bataille déménage en Flandre occidentale, à Bruges. Depuis cette année, Paul Gheysens a en effet en main les cartes permettant de retarder, voire de bloquer la construction du futur stade du Club de football brugeois.

Et pour cause, le patron de Ghelamco a acquis un terrain de 4,6 hectares sur lequel est située une ferme. Il peut de ce fait légitimement s'opposer à l'expropriation prévue et au plan d'affectation du futur stade. Le gouvernement flamand a pourtant validé la semaine dernière le plan d'affectation, donnant au dossier son rythme de croisière.

Le timing est pour le moins surprenant. La semaine dernière encore, Gheysens affirmait qu'il détenait ce terrain depuis 2011. Un acte du Moniteur parle, lui, d'avril 2017. Date confirmée par le précédent propriétaire, Freddy Demaecker, qui affirme avoir vendu cette année le terrain à l'entrepreneur. "Un accord avait toutefois été conclu avec M. Gheysens il y a quelques années. Il s'agit d'un bien familial, où vivait jusqu'à ce jour ma mère."

Gheysens avance des problèmes juridiques empêchant cette vente jusqu'à cette année.

Reste donc à savoir comment se terminera le match entre l'entrepreneur et le président du Club de Bruges. Le dossier est bloqué pour au moins 45 jours dans l'attente d'un avis du Conseil d'état et du gouvernement flamand pour une validation définitive des plans. Une validation qui sera publiée au Moniteur. Ensuite, 60 jours seront nécessaires pour permettre au Conseil d'Etat de faire part de ses objections par rapport au plan d'affectation et au plan d'expropriation.

"Toute personne voulait s'opposer au plan d'affectation devra avoir de meilleurs arguments que les risques d'expropriation. De plus, Gheysens devra clairement prouver qu'il était propriétaire avant cette année", explique un expert juridique.

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