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reportage

Christophe Wanty: "Chaque matin, je suis fier de donner du travail à 1.500 Wallons"

©ID/ Valentin Bianchi

La reprise de Ronveaux par le Groupe Wanty a été fêtée à sa juste valeur avec l’ensemble du personnel. Coulisses d’un événement historique pour les deux fleurons wallons.

Mardi, l’équipe cycliste Wanty-Groupe Gobert n’a pas remporté la course Binche-Chimay-Binche. Jeudi, Christophe Wanty, l’un des deux administrateurs délégués du Groupe Wanty, a par contre remporté haut la main son Binche-Ciney-Binche.

En effet, ce dernier, tout comme Françoise Belfroid, voulaient réserver la primeur de l’annonce du rapprochement Ronveaux-Wanty au personnel des deux entreprises. Selon nos informations, le deal Ronveaux-Wanty a été signé ce mercredi soir au "Piano de Manon", un ancien restaurant du centre de Binche détenu par Christophe Wanty. Et la fête a duré toute la nuit.

Ce jeudi à 11h30, les deux administrateurs du groupe Wanty, Benoît Soenen et Christophe Wanty, retrouvent bon pied bon œil à Ciney Françoise Belfroid pour annoncer la nouvelle aux travailleurs des établissements E. Ronveaux. 17 heures à Binche, c’est au tour du personnel du groupe Wanty. La presse y était conviée. On y était. Le soleil aussi. Chaque personne qui passe au côté de Christophe Wanty le félicite pour son anniversaire. Les bonnes nouvelles s’entrechoquent. Comme le disent en boutade bon nombre de ses employés, il s’est offert un beau cadeau pour ses 43 ans.

Opération historique

"Avec Wanty, cela a tout de suite cliqué. Et je suis contente que mon entreprise reste dans des mains wallonnes."
Françoise Belfroid
Administratrice déléguée de Ronveaux

Une centaine d’employés se retrouvent dans le réfectoire. Les pompes à bière tournent à plein régime. Christophe Wanty prend la parole. Il remercie la SRIW, partie prenante du deal, représentée par Karl Adams, vice-président du comité de direction. Il insiste ensuite sur la dimension historique de l’opération et son impact sur l’économie wallonne. Il parvient à faire rire l’ensemble de l’assemblée en indiquant que maintenant tout le monde pouvait comprendre pourquoi il était si irritable et si difficile ces trois derniers mois.

Les négociations sont en effet rentrées dans le vif du sujet au mois au début du mois de juillet. Et négocier, c’est hyper stressant, selon Christophe Wanty. Et la pression était grande sur les épaules de l’entrepreneur. "Mais ma plus grande fierté, ce qui me fait me lever tous les matins, c’est de savoir que dorénavant 1.500 Wallons travaillent chez Wanty. Et Wanty, c’est vous", conclut-il dans un tonnerre d’applaudissements.

Succession

©ID/ Valentin Bianchi

Françoise Belfroid prend ensuite la parole et se contente d’une phrase lourde de sens: "Je suis ravie qu’avec cette opération, la pérennité des activités et des employés de Ronveaux est assurée." Si elle a cherché un repreneur pour une partie de ses entreprises, c’est que malgré ses quatre garçons aucun n’a l’envie de diriger une entreprise de 400 personnes avec un chiffre d’affaires tournant aux alentours des 60 millions.

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Christophe Wanty, lui, représente la troisième génération. La quatrième génération est dans la salle (trois petites filles dont la plus grande à douze ans) ainsi que son épouse. C’est cela aussi, une entreprise familiale. Tout est lié.

De son côté, avec un de ses fils, Françoise Belfroid va continuer à s’occuper de l’entité Ronveaux Renovation. Une trentaine de personnes y travaillent. Concernant l’opération d’acquisition, elle nous dit les yeux humides: "Même dans mes rêves, je n’ai jamais pensé que cela pourrait se passer aussi bien. Avec Wanty, cela a tout de suite cliqué. Et je suis contente que mon entreprise reste dans des mains wallonnes."

C’est Benoît Soenen qui clôture les prises de parole. Lui aussi insiste sur la dimension historique. Et indique, fier, que dorénavant, "on a des concurrents au nord, on a des concurrents au sud mais avec 1.500 personnes on devient un acteur de notre secteur qui compte".

Tournée générale. On les laisse gérer tout cela en famille. En les saluant, on voit des étoiles plein leurs yeux. La Wallonie devient-elle trop petite pour eux. En tout cas, ils espèrent pouvoir refaire la fête en fin d’année. Cela voudra dire qu’un important deal international aura été conclu.

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