Deceuninck poursuit sa reprise entamée en 2009

©Lieven Van Assche

Même si la vigilance reste de mise pour l'avenir, l'entreprise table désormais sur une hausse "à un chiffre" de ses ventes et maintient ses prévisions en matière de retour à la rentabilité.

"Un premier semestre qui s'inscrit dans la poursuite de la lancée positive de 2009". C'est en ces termes que Tom Debusschere, CEO, a qualifié les résultats de Deceuninck.

Le fabricant de fenêtres et de portes en PVC affiche pour les six premiers mois de l'année un résultat net de 3,8 millions d'euros contre une perte de 8,9 millions un an auparavant. Par action (non dilué), il ressort à 0,03 euro. Et le CEO de pointer l'amélioration de la structure des coûts découlant de la restructuration opérationnelle effectuée en 2009 et l'absence de coûts exceptionnels significatifs en 2010. L'entreprise a fermé l'an dernier 4 usines provoquant 700 pertes d'emploi.

Régions en revue

Le chiffre d'affaires progresse de près de 11% à 265,3 millions d'euros.
Par zones géographiques, notons une progression du chiffre d'affaires de 3,9% à 109,7 millions d'euros en Europe occidentale. Un chiffre soutenu dans quasi tous les pays par des programmes d’incitants gouvernementaux et des règles de construction plus strictes en matière de performance énergétique.

En Europe centrale et orientale, c'est l'hiver rigoureux qui a dominé avec pour conséquence une faible demande. Une situation qui s'est progressivement redressée dès le printemps. La progression des ventes s'établit pour le semestre à 2,6% (71,8 millions).

Le chiffre d'affaires de la Turquie a bénéficié de la force de la lire turque par rapport à l’euro. Tant la demande domestique que la demande en provenance des marchés turcs à l’exportation sont ainsi restées fortes. Les ventes ont ainsi cru de 38,2% (+28,1% à taux de change constant) à 51,7 millions d'euros.

Le premier semestre a été marqué aux Etats-Unis pas une augmentation des ventes de 22,2% à 32,1 millions d'euros (+19,9% à taux de change constant). Une croissance boostée par l’appréciation du dollar par rapport à l’euro mais aussi par une forte demande issue du segment de la rénovation résidentielle.

L'Ebitda, à savoir le cash-flow d’exploitation, s'établit lui à 28,6 millions contre 8,9 millions à la même période en 2009. Le résultat d'exploitation passe d'une perte de 7 millions en 2009 à un boni de 12,7 millions en 2010.

Enfin sur le plan de l'emploi, l'entreprise fait état d'une hausse de ses effectifs à 2.967 ETP (en ce compris les travailleurs temporaires et les travailleurs externalisés). Au 31 décembre 2009, on en dénombrait 2.816. "Cette hausse des effectifs est liée à l’augmentation de la main-d’oeuvre directe prenant en compte l’amélioration de la productivité du travail réalisée en 2009-2010", lit-on dans un communiqué.

Avenir assombri?

Tom Debusschere se félicite d'avoir pu au premier semestre poursuivre la reprise entamée fin 2009. Mais il appelle à la prudence. "Nous continuons à faire preuve de prudence : d’une année à l’autre, le taux de croissance a commencé à ralentir aux États-Unis à mesure que l’on se rapprochait de la fin du deuxième trimestre. L’impact d’une réduction à l’échelle mondiale des incitants gouvernementaux visant les rénovations et les nouvelles constructions reste difficile à déterminer".

Et celui-ci d'ajouter: "En juin 2010, la nouvelle directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments a été publiée. Elle prévoit qu’à l’horizon 2020, toutes les nouvelles constructions en Europe soient proches du niveau " zéro énergie ".(...) Deceuninck continue à investir dans les innovations de produits, mettant l’accent sur le niveau d’isolation, l’augmentation de la productivité et les services à nos Clients".

Deceuninck relève cependant ses prévisions de chiffre d'affaires en tablant sur une hausse "à un chiffre" des ventes et maintient par ailleurs ses prévisions en matière de retour à la rentabilité. "Je note certes un retour de la confiance des consommateurs et une reprise des investissements pour le placement de fenêtres moins énergivores", conclut Debusschere.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés