DEME et Jan De Nul en quête d'un millier de salariés

©Sarah Godard

DEME et Jan De Nul partent à la chasse aux nouveaux talents. Tous deux cherchent des centaines de membres d'équipage et de personnels cadre pour répondre à un carnet de commandes rempli mais aussi pour faire face à la concurrence des Chinois.

Le secteur belge du dragage se porte à merveille. Les commandes se succèdent pour DEME, notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, en Afrique et en Australie. Il va oeuvrer à l'édification de l'écluse de Terneuze et commencera en 2020 le tunnel devant relier l'Allemagne au Danemark - un contrat de 750 millions d'euros.

De son côté, Jan De Nul dispose de contrats liés aux parcs éoliens offshore à Taiwan et en Allemagne mais aussi de contrats pour d'importants travaux de dragage à Mumbai, au Bénin et aux Pays-Bas.

Des bonnes nouvelles qui vont doper l'emploi des deux sociétés.

©DEME

"Nous cherchons 600 personnes", indique Alain Bernard patron de DEME. "Nous manquons de 200 membres d'équipage et de 460 employés et membres du personnel-cadre." Il est ainsi question d'ingénieurs, d'informaticiens, de dessinateurs, d'experts financiers.

Chez Jan De Nul, sans donner de chiffres précis, ce sont quelque 400 postes vacants qui sont avancés. "Ce serait une véritable bulle d'oxygène si nous pouvions trouver jusqu'à 600 travailleurs", ajoute Julie De Nul de la société éponyme. Mais ajoute-t-elle, l'embauche est actuellement une tâche compliquée.

Pourquoi?
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Le métier de dragage partage les mêmes compétences que les secteurs chimique et d'ingénierie qui comptent des acteurs comme Besix et Tratebel.
→ Le personnel doit de plus en plus acquérir un know-how en technologie dans un métier de plus en plus complexe.
→ DEME ajoute à la liste des freins à l'embauche des questions de mobilité, notamment à Anvers où est installé son quartier général.

Si avec les Néerlandais Van Oord et Boskalis, DEME et Jan De Nul dominent encore le secteur à l'international, la pression des entreprises chinoises se fait de plus en plus pesante.

Compte tenu de ces nombreux obstacles, il est donc peu surprenant de voir ces entreprises se tourner davantage vers la main-d'oeuvre étrangère. Chez DEME, 40% des nouvelles recrues sont issues du Benelux contre 60% pour l'extérieur.

©Dieter Telemans

Jan De Nul vient, lui, de lancer une campagne de recrutement à Singapour. "La qualification des jeunes diplômés est très élevée. Les Singapouriens sont aussi très mobiles et prêts à travailler à travers le monde, ce qui est moins le cas en Belgique." Pour attirer les jeunes talents, les entreprises n'hésitent pas à faire appel aux médias sociaux, aux écoles et aux annonces.

Le virage technologique effectué par DEME et Jan De Nul est une réponse à la concurrence chinoise. Si, avec les Néerlandais Van Oord et Boskalis, ils dominent encore le secteur à l'international, la pression des entreprises chinoises se fait de plus en plus pesante. 

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