Etex surfe sur la crise en réalisant des profits record

Paul Van Oyen, le CEO d'Etex, attribue une part des performances du groupe à sa transformation culturelle. ©Jonas Lampens

Le groupe belge de matériaux a bien traversé l'année Covid: malgré une pression sur ses revenus, il a amélioré ses marges et comprimé ses frais.

Le groupe belge de matériaux de construction Etex a réussi un sacré tour de passe-passe en 2020. Il a vu son chiffre d'affaires reculer de 3,1% à données comparables, à 2,61 milliards d'euros, à cause de la pandémie, mais dans le même temps, il a enregistré des résultats financiers en hausse, jusqu'à atteindre des niveaux record. Son excédent brut d'exploitation récurrent (rebitda) a crû de 10,9%, toujours à données comparables, à 484 millions d'euros, et son bénéfice net récurrent (part de groupe) de 15,1%, à 215 millions, son plus haut historique.

"On a battu nos records historiques en matière de résultats tout en ayant perdu 3,1% en ventes."
Paul Van Oyen
CEO d'Etex

Si le groupe insiste sur ses résultats à données comparables, c'est parce que son périmètre a beaucoup évolué ces derniers mois, suite à diverses acquisitions et aux désinvestissements dans la toiture résidentielle. Quant à son bénéfice net consolidé, il a progressé de 11,4% pour totaliser 201 millions d'euros. "On a fait mieux que les tendances du marché", commente le CEO, Paul Van Oyen. "Tout cela est dû à la transformation culturelle de l'entreprise, qui démontre ainsi sa pertinence."

Marges en hausse et frais en baisse

La pandémie a pesé sur le chiffre d'affaires de toutes ses divisions, à l'exception de l'activité toitures résidentielles, dont il s'est entre-temps dégagé. Ce recul est dû aux mesures de confinement, qui ont entraîné une contraction de la demande et la fermeture temporaire de plusieurs de ses 100 usines.

15 millions
d'euros
Etex a vu sa dette nette fondre de 331 à 15 millions d'euros en douze mois.

Mais Etex a vu ses marges s'améliorer et ses frais généraux se contracter, ce qui a hissé ses profits à des niveaux historiques. Le groupe estime être passé très rapidement en mode gestion de crise, notamment grâce à son usine et ses fournisseurs chinois, qui l'ont alerté très tôt sur le risque pandémique.

Bonnes perspectives pour 2021

Les perspectives sont bonnes pour le premier semestre 2021. Etex continue de profiter entre autres de l'expansion continue du marché de la rénovation, sur lequel la crise a un effet positif (les gens dépensent davantage pour rénover leur logement). L'horizon est moins clair pour le second semestre, mais Etex s'estime plus résilient depuis qu'il a ramené sa dette nette à 15 millions fin 2020, contre 331 millions un an plus tôt.

Le conseil d'administration d'Etex proposera à l'assemblée générale du 26 mai prochain d'augmenter le dividende de 20,7% pour le porter à 0,70 euro par action.

Le conseil d'administration proposera à l'assemblée générale du 26 mai prochain d'augmenter le dividende de 20,7% pour le porter à 0,70 euro par action. Le conseil va lui-même changer de profil. Ayant atteint le nombre de mandats maximal, son président Jean-Louis de Cartier de Marchiennes sera remplacé par Johan Van Biesbroeck, ancien chief strategy officer d'AB InBev et ex-CEO du Sporting d'Anderlecht.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés