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Holcim lance la procédure de sa nouvelle usine d'Obourg

La nouvelle tour de préchauffage culminera à 140 m de haut ©Holcim

Un investissement stratégique de 400 millions d'euros pour l'avenir de la cimenterie, pour lequel le groupe n'a pas de plan B.

Ca passe, ou ça casse! Le groupe cimentier Holcim a lancé mercredi la procédure d'obtention d'un permis unique pour une toute nouvelle usine sur le site d'Obourg, mais Vincent Michel, directeur de la division Béton d'Holcim Belgique et responsable du projet l'avoue: "nous n'avons pas de plan B". Comprenez, si le groupe cimentier devait ne pas obtenir l'aval des autorités communales et celui de ses actionnaires suisses, c'est clairement l'avenir du site montois, qui emploie 200 personnes qui serait remis en cause.

400
millions d'euros
La construction de la nouvelle usine, à zéro émission de CO2, représente un investissement de 400 millions d'euros.

La carrière de craie, voisine des deux fours, arrivera en fin de vie en 2034. Il faut donc songer à la reconversion de l'outil industriel. Il s'agira à terme de traiter du calcaire et non plus de la craie pour fabriquer le clinker qui intervient dans la production du ciment. Ce calcaire proviendra d'Antoing via une liaison ferroviaire avec le site d'Obourg encore à créer.

100 euros la tonne de CO2

C'est aussi l'occasion de moderniser l'outil pour le rendre plus performant, particulièrement sur le plan environnemental. "Le coût de la tonne de CO2 s'est envolé ces derniers mois. Elle est aujourd'hui à 62 euros et elle devrait dépasser les 100 euros d'ici 2030. Compte tenu des émissions de la production de ciment, c'est la rentabilité de notre usine et de notre industrie qui est remise en cause. Même pour un outil réputé très performant comme celui d'Obourg", note Bart Daneels, CEO de Holcim Belgique.

"Compte tenu des émissions de la production de ciment, c'est la rentabilité de notre usine et de notre industrie qui est remise en cause."
Bart Daneels
CEO de Holcim Belgique

Double barrière donc pour Obourg, qui impose la construction d'une toute nouvelle usine de production de clinker à partir de calcaire par voie sèche (au lieu du processus humide à base de craie actuel) avec pour objectif d'être totalement neutre en carbone. Au-delà de 2029, le site pourra récupérer le résidu de CO2 produit pour le recycler ou le valoriser.

Riverains

L'investissement de 400 millions n'est pas pour demain, puisqu'il ne devrait être opérationnel qu'en 2028. Mais la première réunion d'information préalable qui se tenait mercredi marque le lancement de la procédure d'obtention du permis unique. Le chemin sera encore long. Si tout se passe bien, ce permis devrait être accordé d'ici à l'été 2022. Pour autant que le projet passe sous les fourches caudines des riverains. Si la nouvelle usine devrait être nettement moins polluante et entraîner moins de nuisances, la nouvelle tour de préchauffage de cinq étages culminera à 140 m. C'est 20 m plus haut que les cheminées actuelles pour une surface au sol de 600 m².

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