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Holcim s'est intéressé à HeidelbergCement avant Lafarge

Brunot Lafont, pdg de Lafarge. ©IP3 PRESS/MAXPPP

Holcim a étudié fin 2013 la possibilité d'une OPA sur l'allemand HeidelbergCement rapporte dimanche le journal suisse SonntagsZeitung. Les conditions de la fusion avec Holcim ne seront plus modifiées affirme par ailleurs le PDG de Lafarge dans Le Monde. Il veut croire que "la fusion n'est pas en danger".

Holcim a étudié fin 2013 la possibilité d'une OPA sur l'allemand HeidelbergCement avant d'opter pour son projet de fusion avec le français Lafarge , rapporte dimanche le journal suisse SonntagsZeitung.

Le président d'alors du cimentier suisse, Rold Soiron, a eu des contacts avec le principal actionnaire de HeidelbergCement, Ludwig Merckle, précise le journal dominical sur la foi de deux sources.

"Juste avant ses discussions avec Lafarge, Soiron a discuté d'une fusion avec Heidelberg. Heidelberg a décliné la proposition faute de pouvoir obtenir une fusion entre égaux."
Une source du journal suisse SonntagsZeitung

Un porte-parole d'Holcim s'est refusé à tout commentaire et HeidelbergCement n'a pu être joint dans l'immédiat.

Le projet de fusion entre Holcim et Lafarge, censé créer le numéro un mondial du ciment, a été annoncé en avril 2014 mais il a été plongé dans le doute ces dernières semaines, la partie suisse ayant contesté les termes du rapprochement.

Holcim et Lafarge ont accepté de renégocier une nouvelle parité d'échange d'actions plus favorable pour la partie suisse mais certains investisseurs, dont le milliardaire russe Filaret Galtchev, deuxième actionnaire du groupe suisse avec 10,8% du capital, continuent de la contester.

La parité d'échange est désormais fixée à 0,90 action Holcim pour un titre Lafarge.

L'incertitude porte aussi sur le choix du directeur général du futur groupe LafargeHolcim, Bruno Lafont, le patron de Lafarge, ayant accepté sous la pression de renoncer à ce poste pour être finalement co-président non exécutif.

Les actionnaires d'Holcim se prononceront sur le projet le 8 mai.

Malgré la menace que font peser plusieurs actionnaires -- Galtchev n'est pas le seul à manifester son hostilité --, Bruno Lafont, assure samedi dans Le Monde que les modalités de la fusion ne changeront pas malgré les demandes en ce sens du deuxième actionnaire d'Holcim.

"Les parités financières ne bougeront pas, la gouvernance non plus. Onze mois après le premier projet, les conditions de marché avaient un peu évolué et nous l'avons donc amendé, tout en préservant le principe d'une fusion entre égaux."
Bruno Laffont
PDG de Lafarge

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