Investissement test pour Interparking en Europe de l’Est

La filiale de Fortis Real Estate " teste " le marché roumain et " regarde " le marché polonais Interparking Group, filiale de Fortis Real Estate, elle-même filiale immobilière d’AG Insurance, va ouvrir un premier parking en Europe de l’Est.

Bruxelles (L'Echo) -  La ville choisie est Bucarest (Roumanie), le parking prévu est situé en plein centre, place de l’Université, il offre 300 emplacements et représente un investissement de 10 millions EUR, en association avec un partenaire local.

Diversification

Cette opération va (encore) augmenter le niveau de diversification d’Interparking Group, donc du portefeuille de Fortis Real Estate dont les parkings représentent environ un tiers.

" Interparking Group est diversifié géographiquement, puisque nous sommes dans sept pays différents, diversifié clients puisque nous avons des parkings en centre ville, dans les centres commerciaux, les aéroports, les gares, les hôpitaux et les destinations touristiques, et diversifié contrats avec nos parkings en propriété, en contrat à long terme et en contrat de gestion ", dit Roland Cracco, administrateur délégué.

A quoi Alain Devos, administrateur délégué de Fortis Real Estate, ajoute que " l’avantage pour l’exploitant d’un parking, c’est que le client ne peut pas sortir sans avoir payé ". Cette diversification explique la régularité des résultats d’Interparking : le chiffre d’affaires 2009 est de 284,3 millions EUR et la marge brute d’exploitation (EBITDA) de 96,1 millions EUR, particulièrement stable malgré la crise et son impact sur le pouvoir d’achat. L’endettement du groupe est peu élevé, environ 300 millions EUR, " soit trois fois l’EBITDA ".

Et encore, pour l’instant, une bonne partie de cette dette est chez l’actionnaire ", c’est-à-dire chez Fortis Real Estate, qui détient 90% d’Interparking, le solde étant toujours entre les mains de la famille fondatrice (De Clercq).

Trois conditions

Ce premier investissement en Europe de l’Est est considéré comme un test. Il sera peut-être suivi d’autres. De fait, " nous regardons également attentivement le marché polonais ", poursuit Alain Devos. On pourrait aussi considérer qu’il est fort tardif : " pas du tout.

Pour réussir dans le business du parking, il faut réunir trois conditions : la sécurité juridique (elle a longtemps fait défaut, ndlr), suffisamment de pouvoir d’achat et que le client soit amené à parquer chez nous parce qu’il ne trouve pas ailleurs ". En clair, qu’il ait la quasi-certitude qu’il se fera verbaliser s’il abandonne sa voiture n’importe où en surface. " Ces trois conditions semblent maintenant réunies en Roumanie ", en tout cas " suffisamment pour que l’on tente un premier investissement avec toute la prudence requise ", constatent Alain Devos et Roland Cracco qui, dans l’interview qu’ils nous ont accordée, évoquent le développement futur d’Interparking, son passé, la nécessité d’investir en permanence et l’avantage que constitue l’évolution incessante de la technologie " qui permet de gérer de plus en plus souvent les parkings à distance ".

La totalité de cette interview sera publiée demain/vendredi dans la page immobilière de L’Echo.

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