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La détection de l'amiante va se systématiser en Flandre

Interdit depuis 2001 en Belgique, l'amiante reste omniprésent dans le bâtiment. En Flandre, toutes les transactions immobilières devront être accompagnées d'un "certificat amiante" à partir de 2022. ©BELGAIMAGE

En 2022, toutes les transactions immobilières réalisées en Flandre devront être assorties d'un "certificat amiante". Du boulot en perspective pour la recherche et l'identification d'amiante.

Depuis le mois de mars, la société a-ULaB a changé de direction et d'actionnaire. Philippe-Antoine Remy, le patron fondateur de cette spin-off de l'ULB spécialisée dans la recherche et l'identification de fibres d'amiante dans les matériaux et dans l'air, a cédé ses parts à son directeur technique, Bernard Hermans, soutenu par le fonds d’investissement Transfund, qui réalise pour l'occasion son premier management buy-out (MBO).

Bernard Hermans est désormais le CEO de cette entreprise qui emploie 13 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros. À 60 ans, Philippe Remy préfère se concentrer sur Pégase Environnement, le bureau d'études spécialisé dans les inventaires de matériaux amiantés qu'il a créé avec son frère Paul-Adelin. Car il y a du pain sur la planche: le dispositif légal autour de ce matériau omniprésent, qui tue encore 700 personnes par an en Belgique, se resserre.

"A partir de 2022, toutes les cessions de biens immobiliers réalisées en Flandre devront être assorties d'un inventaire amiante."
Philippe Remy
Ex-CEO d'a-ULaB

"À partir de 2022, toutes les cessions de biens immobiliers réalisées en Flandre devront être assorties d'un inventaire amiante, à l'instar de ce qui existe en France avec le diagnostic amiante. À ce stade, on peut estimer qu'il manque 500 inventoristes. Chez Pégase Environnement, nous avons donc décidé d'ouvrir avec un associé un bureau d'études spécifique à Anvers", explique Philippe Remy.

70%
L'analyse de l'air sur les chantiers de désamiantage représente 70% du chiffre d'affaires d'a-ULaB.

Bernard Hermans n'achète pas un chat dans un sac: lancée en 2011, a-ULaB est rentable depuis plusieurs années et est aujourd'hui le premier laboratoire wallon (la société est basée à Gosselies) spécialisé dans l'analyse de l'air sur les chantiers de désamiantage, une activité qui représente 70% de son chiffre d'affaires (pour 30% dans l'analyse des matériaux pour le compte des bureaux d’études spécialisés).

Le Kosovo au frigo

"Le nouveau cadre établi par Bruxelles Environnement, qui impose un prélèvement dans les plafonnages muraux renfermant parfois de l'amiante, va booster le marché de l'analyse de l'amiante. Depuis le 31 mars, a-ULaB a déjà réalisé 35% de prélèvements en plus", souligne Philippe Remy.

À 55 ans, Bernard Hermans ne débarque pas dans l'inconnu. Arrivé chez a-ULaB en 2012, il peut s'appuyer sur une expertise de plus de 20 ans dans l'analyse des fibres dans l'air et les matériaux.

L'entreprise entend poursuivre avant tout son développement dans les trois régions du pays. L'expérience du Kosovo est mise au frigo. L'intérêt de l'administration Obama pour les Balkans n'a pas eu de prolongement sous l'égide de Donald Trump. "Les Kosovars n'ont plus eu l'opportunité de se développer et nous de les aider", résume Philippe Remy.

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