La Rolls wallonne du préfabriqué veut plus de location

Chaque année, une centaine de modules sortent de l'atelier de Degotte, à Herstal. Un projet de nouvelle usine est à l'étude.

Avec 650 modules loués, la société liégeoise Degotte équipe de nombreuses écoles, entreprises et hôpitaux. Forte de nouveaux moyens, elle vise plus grand encore.

Au vu des restrictions et des assouplissements qui se succèdent dans la lutte contre le coronavirus, la modularité est plus que jamais nécessaire. Cela tombe bien, c'est là précisément le cœur de métier de Degotte, qui laissait tomber il y a trois ans de cela la commercialisation de caravanes.

Chiffres clés

  • Fondée il y a 60 ans, l'entreprise abandonnait la construction de caravanes il y a trois ans.
  • Elle produit désormais une centaine de préfabriqués haut de gamme par an.
  • Elle fait travailler 10 employés et 25 ouvriers.
  • Le chiffre d'affaires devrait atteindre entre 12 et 13 millions d'euros cette année.

Spécialisée désormais dans les préfabriqués haut de gamme, la société liégeoise équipe des entreprises, des hôpitaux ou encore la SNCB, en demande de mètres carrés supplémentaires. Et ce, que ce soit ponctuellement ou plus structurellement. Les écoles du pays sont aussi d'importants clients de la société.

À chaque fois, "on fait du sur-mesure", évoque Vincent Parmentier, CEO et actionnaire majoritaire de la société. "Tous nos modules sont entièrement fabriqués ici, dans nos ateliers d'Herstal". Degotte en construit une centaine par an.

Deux formules coexistent: la vente et la location (avec option d'achat). La première est simple à exécuter: après commande et fabrication express, l'argent entre dans les caisses. La seconde était plus compliquée à assumer, bien qu'elle fût porteuse – la société compte plus de 650 unités en location à ce jour, pour 2,3 millions d'euros de revenus locatifs par an.

4
millions €
Degotte se voit doter de quatre millions d'euros de capitaux supplémentaires.

C'est ainsi que Degotte a décidé d'aller chercher de l'aide. D'abord, auprès de ses actionnaires. Ensuite, un prêt à long-terme flexible et sur-mesure de trois millions d'euros vient de lui être octroyé par Invest For Jobs, fonds d’investissement paritaire mis sur pied en 2015 à l’initiative des partenaires sociaux du secteur du métal et de la technologie. Les banques ont enfin complété le tout. Montant total de l'opération? Aux alentours de quatre millions.

Vers une nouvelle usine

"Cet apport de liquidité va désormais nous permettre de véritablement nous développer", avance Vincent Parmentier, à la tête d'une équipe de 10 employés et de 25 ouvriers. Ce nouvel élan intervient à un moment clé puisque le marché n'en est encore qu'à ses balbutiements en Belgique, ne représentant qu'1 à 2% du marché de la construction, selon les chiffres de l'entreprise, contre 15 à 20% dans les pays anglosaxons.

En juin dernier, nous évoquions dans ces pages la recherche initiée par Degotte d’un terrain de 7 à 8 hectares pour y ériger une nouvelle usine. Le projet avance, nous dit-on, avec l'idée d'aboutir à un compromis d'ici l'été. Le développement, qui devrait coûter de 7 à 8 millions d’euros, permettra à l'entreprise d’augmenter ses capacités. Avec d'importantes économies d’échelle à la clé, mais également la perspective de création d’emplois.

Degotte devrait atteindre un chiffre d'affaires estimé entre 12 et 13 millions d'euros cette année.

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