La Turquie va encore peser sur Deceuninck

Francis Van Eeckhout, CEO de Deceuninck. ©Emy Elleboog

Malgré les déboires rencontrés dans ce pays, Deceuninck a réussi à dégager un Ebitda ajusté au plus haut depuis 10 ans et supérieur aux attentes. Le dividende reste inchangé.

Comme on s’y attendait, les ventes de Deceuninck ont souffert en raison de la baisse des volumes en Turquie et totalisent 674,2 millions d’euros en recul de 1,9%. Elles sont inférieures aux attentes des analystes (685,2 millions). Au cours du second semestre, le chiffre d’affaires s’est contracté de 4,5%

Par contre, les autres chiffres clés du spécialiste des profilés pour les fenêtres et portes sont en progression et se situent au-dessus des estimations

A 72,4 millions d’euros (+6,3% sur l’année et +6,5% au second semestre à 36 millions), l’Ebitda ajusté atteint même son plus haut niveau depuis 10 ans et affiche une marge en hausse de 0,8% à 10,7%.

Le bénéfice net, pour sa part, grimpe de 13% à 15,6 millions d’euros. Par action, l’évolution est de 18% à 0,11 euro. Au second semestre, le bénéfice bondit même de 45% à 8,1 millions d’euros.

Dividende à 0,03 euro

La hausse de 5,8 millions d’euros de l’Ebit et la baisse de 2,8 millions d’euros d’impôts ont été partiellement contrebalancées par une augmentation des charges financières de 6,9 millions d’euros, principalement expliquée par la hausse des taux d’intérêt en Turquie, détaille Deceuninck dans un communiqué.

Le groupe a également réduit son endettement net à 93,7 millions d’euros contre 118,3 millions un an avant, son ratio passant de 1,7 à 1,3.

Les actionnaires ne profiteront pas de la belle performance de l’exercice 2018 puisque le dividende reste inchangé à 0,03 euro par action.

Pour l’année en cours, le ralentissement observé en Turquie, où le groupe a vu ses volumes chuter de 21% au second semestre 2018, restera au centre des préoccupations. Bien que nous nous préparions à une nouvelle détérioration du marché turc au cours du premier semestre, prévient Deceuninck nous pensons que cette crise constituera à terme une occasion de renforcer notre position et nous restons confiants quant au potentiel à long terme de la Turquie."

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