Lafarge, acteur important en Egypte

©BLOOMBERG NEWS

Victime de l’incertitude grandissante sur la situation politique et sociale en Egypte, l’action du groupe cimentier Lafarge a été quelque peu chahutée, jeudi, à la Bourse de Paris. Elle a clôturé les transactions sur un recul de 3,10 %, dans un marché qui, lui, était résolument orienté à la hausse (+0,73%).

Suite au rachat du cimentier égyptien Orascom en 2008, le groupe français Lafarge est devenu un acteur important au Moyen-Orient. En particulier en Egypte où, selon des estimations établies par Jean-Christophe Lefèvre-Moulenq, analyste auprès de CM-CIC Securities (Paris), il devrait avoir réalisé des ventes de l’ordre de 700 millions d’euros en 2010, et un Ebitda (résultat avant amortissement, impôt, intérêts et élements exceptionnels) de 340 millions d’euros.

Si les ventes représentent moins de 5 % de celles réalisées par l’ensemble du groupe en 2010 (16 milliards d’euros estimés), l’Ebitda interviendrait par contre pour près de 10 % dans celui engrangé au niveau du groupe.

Ce dernier élément contribue ainsi à faire de Lafarge "une grosse machine à cash-flow", selon les termes de Lefèvre-Moulenq, un avantage loin d’être anodin pour un groupe fort endetté. L’analyste de CM-CIC Securities évalue la dette nette du cimentier à 13,45 milliards d’euros.

Pour l’avenir, "il est difficile de prévoir comment va évoluer le marché du ciment en Egypte dans l’actuel environnement", dit encore l’analyste. "Cela dit, ce marché a progressé de 7 % par an depuis les années 1960; il n’est dès lors pas vraiment surprenant qu’il connaisse pour l’heure un creux, un creux par ailleurs apparu il y a quelques mois déjà, alors que le marché se situe à un niveau élevé."

A la Bourse de Bruxelles, l’action GBL, le holding présidé par Albert Frère et qui détient 21,1% de Lafarge, a terminé la journée en baisse de 0,27%.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés