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Le géant de l'aluminium Corialis vendu au français Astorg

Corialis est l'un des plus grands producteurs européens de profilés en aluminium pour fenêtres, portes, façades murales, etc. ©Image Corialis

Le fonds d'investissement français Astorg rachète le géant de l'aluminium Corialis, basé à Lokeren. Et signe la plus grosse transaction belge de l'année.

Au début de cette année, nous rapportions que CVC, l'un des plus grands fonds d'investissement au monde, cherchait un candidat acheteur pour le géant de l'aluminium Corialis, basé à Lokeren.

1,6 milliard
d'euros
Astorg reprend Corialis dans une transaction qui valorise le groupe à hauteur d'1,6 à 1,7 milliard d'euros.

Corialis - ex-Aliplast - est l'un des plus grands producteurs européens de profilés en aluminium pour fenêtres, portes, façades murales, etc. Fondée en 1984, l'entreprise travaille presque exclusivement pour le secteur de la construction. Elle enregistre un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros, pour un excédent brut d'exploitation (ebitda) d'environ 150 millions d'euros, forte d'environ 2.700 employés répartis entre huit pays.

Un accord vient d'être conclu avec le fonds d'investissement français Astorg pour la reprise de Corialis. La transaction valorise le groupe à hauteur d'1,6 à 1,7 milliard d'euros, ce qui correspond à environ 11 fois l'ebitda - l'on parle de "multiple" dans le jargon. On se rappellera qu'Astorg s'était fait voler la vedette dans le rachat de la pépite tech du durable Desotec.

5 propriétaires en moins de 20 ans

Astorg, qui inaugure une première participation en Belgique, est désormais le cinquième propriétaire de Corialis en moins de vingt ans. Electra Partners, le duo Ergon-Sagard et Advent avaient précédé CVC. Une succession qui a vu la valeur de l'entreprise être multipliée par cinq.

Il y a un an, Corialis faisait ainsi son premier pas en Europe du Sud avec le rachat du portugais Lingote.

Lors de l'incorporation de Corialis par Electra en 2003, la société d'aluminium était valorisée à 205 millions d'euros. Treize ans plus tard, la montée à bord de CVC lui a coûté près d'un milliard de dollars. CVC détenait environ 70% des actions du producteur de profilés en aluminium, le reste étant aux mains du management en ce compris du CEO Johan Verstrepen qui est actif dans la société depuis un quart de siècle. Dans le cadre du deal avec Astorg, ces proportions restent à peu près les mêmes.

Croissance à deux chiffres

Corialis a connu une croissance annuelle à deux chiffres depuis l'arrivée de CVC, et ce, également en 2020, année marquée pourtant par la pandémie. Cette croissance s'est faite de manière organique, mais aussi par la voie d'acquisitions. Il y a un an, Corialis faisait ainsi son premier pas en Europe du Sud avec le rachat du portugais Lingote.

Au moment de l'entrée de CVC, Corialis réalisait un chiffre d'affaires de 450 millions d'euros et un excédent brut d'exploitation (ebitda) de 100 millions d'euros.

Les vendeurs ont été conseillés dans l'opération par la banque d'affaires Goldman Sachs et les cabinet d'avocats Allen & Overy pour CVC et Clifford Chance pour le management. Le cabinet d'avocats Latham & Watkins et la banque d'affaires Rothschild ont eux assisté Astorg.

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